Les biosalissures, un "grain de sable" dans la mesure en milieu marin

Laurent Delauney

Les systèmes de mesure autonomes et d’imagerie sous-marine mis en oeuvre sur de longues périodes, dans le cadre de réseaux d’observation, sont confrontés au phénomène des biosalissures (ou « fouling »). Ces dernières perturbent les instruments – capteurs physico-chimiques, caméras, appareils photos et projecteurs – installés sur les structures existantes telles plates-formes, bateaux-phares, quais, digues, bouées, ou sur des stations de fond. Au printemps, les biosalissures peuvent se développer et coloniser un système en une semaine. Cette colonisation occasionne une dérive des capteurs physico-chimiques qui, de ce fait, fournissent des mesures inexploitables. Les systèmes d’imagerie sont de même perturbés : les images deviennent floues ou bruitées, les projecteurs perdent de leur intensité lumineuse. Depuis 2003, l’Ifremer a étudié plusieurs méthodes de protection contre les biosalissures adaptées aux capteurs océanographiques et pour les systèmes d'imagerie sous marine.

Les biosalissures, un "grain de sable" dans la mesure en milieu marin