Comment mieux prédire les risques de glissements de terrain sous-marins ?

Sébastien Garziglia

Le 16 Octobre 1979, un glissement de terrain sous-marin au large de Nice engendra l'effondrement d'un port en construction, un tsunami destructeur ainsi que la rupture de câbles de communication sous-marins. Depuis cette série d’évènements catastrophiques, la zone affectée au large de l’aéroport de Nice est demeurée un site de grand intérêt pour l’étude des causes et des conséquences des phénomènes d’instabilité des pentes sous-marines.

 

Les efforts de recherche soutenus par une suite de développements technologiques ont notamment conduit à y identifier des secteurs où se regroupe un ensemble de paramètres propices au déclenchement de nouveaux glissements. De ce constat, l’idée a germé d’ausculter de manière continue les sédiments marins et les processus qui s’y déroulent. Elle s’est concrétisée en 2015 avec l’installation d’un observatoire relié à la terre pour accéder en temps réel aux données fournies par un ensemble de capteurs. Ceux-ci permettent de suivre l’évolution des pressions de fluides et de la température dans les sédiments, mais aussi leurs mouvements en réponse à des tremblements de terre.

Cette conférence propose de revoir les avancées que ces mesures ont permises avant d’aborder les développements en cours pour améliorer la caractérisation des prémices du développement d'une rupture catastrophique dans les sédiments.

Comment mieux prédire les risques de glissements de terrain sous-marins ?