Mars

MT 180’’

Résumer sa thèse en un temps record avec inspiration, passion, humour et brio ? C’est ce que vont tenter de réaliser quelques doctorants de Bretagne lors de la prochaine demi-finale de “ Ma thèse en 180 secondes”.  Ensemble, partons à la (re)découverte de cet évènement qui tente d’allier sciences et divertissement afin de conquérir les esprits, et peut-être les cœurs !

Le mercredi 10 mars à 18h30 aura lieu la demi-finale du MT 180’’ en direct sur Youtube, opposant les concurrents de Brest, Vannes et Lorient. Lors de cette session chacun disposera d’un temps imparti afin de défendre sa thèse. Trois minutes pour vous présenter ses travaux et leurs enjeux. Trois minutes pour raconter ses aspirations, ses espoirs et son quotidien de jeune chercheur. Trois minutes pour vous convaincre.

C’est donc avec fierté et émotion que nous voyons cette année Maurane rallier les rangs de ces émérites personnages. Elle présentera différents aspects de son projet portant sur les mécanismes de réparation des ribonucléotides dans l'ADN chez les archées.

Mais MT 180’’ c’est avant tout un moment de partage.  Situation sanitaire oblige MT180 se déroulera à huis-clos mais vous pouvez suivre l'évènement en live pour soutenir les candidats et voter en vous inscrivant ici.

Maria et David le retour

Dans le cadre des relations internationales du LM2E, nous avons le plaisir de vous annoncer le retour de Maria Batour qui réalise sa thèse en cotutelle avec le Liban. Ses travaux portent sur la caractérisation des enzymes de dégradation des polysaccharides chez les archées hyperthermophiles et leur rôle dans l’adaptation à haute pression hydrostatique. Elle devrait rester 7 mois sur Brest et envisagerait de soutenir en janvier 2022. 

David fait aussi son grand come-back côté Ifremer. A peine la rédaction de sa thèse terminée David est déjà au boulot et sera au labo pendant 3 mois pour remplacer Raphaël. En parallèle, il prépare l’oral de sa soutenance qui aura lieu le 17 mars à 14h.

Brèves

Selon nos sources, le prochain forum des docs/postdocs aura lieu début avril. La date n’est pas encore arrêtée.

Du 9 au 12 mars se déroulera en virtuel le congrès EMBO “Friend and Foe: Transcription and RNA meet DNA Replication and Repair” au cours duquel Maurane présentera un poster.

Décryptage d’une fake news

La semaine passée, l’IRP MicrobSea a fait l’objet d’une publicité inattendue. Notre équipe éditoriale revient sur l'incident et vous éclaire sur la succession de non-évènements qui ont donné naissance à une fake news totalement rocambolesque… !!!

Pour ceux qui auraient manqué l‘émission Complément d’Enquête intitulée « Chine, la grande offensive » et ses truculents teasers, une simple lecture des titres évocateurs repris dans la presse locale la veille du reportage résume tout : « Complément d’enquête, les renseignements inquiets des relations entre la Chine et l’Ifremer », « Complément d’enquête, vidéo espionnage : la Bretagne intéresserait les chinois », « « Selon le magazine complément d’enquête, l’Ifremer de Brest serait dans le viseur de la Chine… la DGSI s’inquiète ». Bref, nous nous attendions à des scoops en visionnant le reportage !!!! Votre newsletter préférée a enquêté et décrypté ce reportage mené par des journalistes d’une chaine publique. Elle vous montre comment à partir de rien on peut faire le buzz !!! ou du moins tenter de faire le buzz …

Voici les faits. En octobre 2020, deux journalistes de France 2, Michael Sztanke et Antoine Izambard, sont venus au labo pour interviewer Karine et Jie. Le motif officiel de l’interview était qu’ils souhaitaient faire un reportage sur un exemple de relation franco-chinoise dans le domaine académique. Karine, Jie, et des chercheurs de l’Ifremer et de l’UBO se sont prêtés au jeu des questions pendant 1 journée entière ! Bizarrement, alors que ni Karine, ni Jie ne sont employées par l’Ifremer, les journalistes ont lourdement insisté pour tourner des scènes à l’Ifremer… Karine et Jie ont présenté les travaux de recherche fondamentale qui sont menés au sein de l’IRP, de manière équilibrée entre les 2 pays, et qui ont fait l’objet d’un contrat couvrant des questions de propriété intellectuelle. Comme toutes les collaborations internationales de ce type, cette collaboration franco-chinoise a fait l’objet d’un examen par le ministère de la défense et fait l’objet d’un suivi par les fonctionnaires sécurité défense. Ceci n’a rien de secret comme le suggère le reportage ! Les travaux de recherche menés dans ce laboratoire franco-chinois portent exclusivement sur des sujets non sensibles en écologie et en microbiologie (NB : ils ne portent ni sur des développements technologiques, ni sur des applications biotechnologiques). Bizarrement, les journalistes ont choisi de ne conserver pour le reportage qu’un aparté où Karine parle d’autre chose, de géologie en l’occurrence… Elle y évoque les ressources minérales des grands fonds et les terres rares, un domaine qui suscite l’intérêt de tous les pays … Il faut savoir que la Chine est le premier producteur mondial de terres rares, mais étrangement cette phrase a été coupée au montage…  Au final, le ton du reportage, sa construction et la juxtaposition d’éléments anodins ont pour conséquence de faire naître la suspicion et d’orienter l’opinion des téléspectateurs les plus crédules dans la direction souhaitée par les journalistes. On retrouve ici tous les ingrédients qui permettent de construire des fake news:  les titres des teasers sont accrocheurs, des éléments sont retirés de leur contexte, déformés, et juxtaposés à des éléments qui n’ont rien à voir (des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins basés à Brest sont évoqués dans le même extrait). Comme toutes les fausses nouvelles, celle-ci n’a été reprise par aucun autre média après la diffusion du reportage ! Le reste du reportage est-il dans la même veine, basée sur des informations aussi peu solides ? En tout cas, ce reportage aura eu le mérite de bien faire rire les bretons !

La semaine prochaine, Karine nous parlera de sa collaboration avec la Russie…

Départ d’Ashley

Une page se tourne pour Ashley. Notre pétillante Américaine du LM2E a terminé son contrat de post-doc. Elle pense passer un dernier été à Brest, afin de perfectionner sa maîtrise de la langue française. Fortement intéressée par les “next generation technologies”, elle espère décrocher un poste dans une entreprise privée qui paye un max.