Décembre

A la une

Un numéro un peu spécial ce mois-ci, puisqu'en plus d'être le 65ième, c'est aussi et surtout le dernier numéro de la NewsLetter du LM2E....  Quelques vétérans et réservistes de la rédaction sont venus témoigner pour nous raconter la naissance de la newsletter en septembre 2014, son esprit, et ce qu'ils sont devenus. La newsletter du LM2E tire sa révérence, vive le BEEP ! 

Les arrivées et départs du mois

Les arrivées et départs du mois sont très internationales. Annika, qui est inscrite en M2 à Oldenburg, a terminé son stage et a rejoint l'Autriche où elle réalise un autre stage, avant de rentrer en Allemagne.  Son stage de 2 mois, aux côtés de Stéven et Karine, sur le cycle du soufre au niveau du volcan sous marin situé au large de Mayotte a porté ses fruits et produit des données très intéressantes. Min Jin, qui est chercheur au 3e institut d'océanographie de Xiamen, vient également d'arriver sur le site IUEM. Il a rejoint la team "virus" aux côtés de Claire et Jie. Il restera un an à nos côtés pour étudier les virus des sources hydrothermales profondes.

Retour sur la naissance et l'évolution de la Newsletter

Gaelle, quel était l'objectif principal de ce projet ? 

Etablir un pont entre le LM2E Ifremer et IUEM. Deux labos physiquement séparés par un portique à accès contrôlé n'est pas le terrain le plus favorable à des interactions régulières. On ne savait pas toujours ce qu'il se passait de l'autre côté du "grillage" et on découvrait de nouveaux visages 3 mois (voire +) après leur arrivée. L'idée initiale était vraiment de faire un point actus du labo, même bref, tous les mois. 

Comment s'est montée l'équipe rédactrice ?

N'étant pas vraiment certaine des retours qu'aurait ce projet, on était deux avec Matthieu pour le tout premier numéro. Dans les mois qui ont suivi Sandrine, Tiphaine et Simon nous ont rejoint ce qui a apporté une bonne dynamique et a permis de répartir les articles et de faire des éditions spéciales. Ensuite il y a toujours eu un turnover, ce qui permettait par exemple aux doctorants en fin de thèse de passer le relais. L'équipe incluait des personnes des "deux côtés" du LM2E, et pas uniquement des doctorants. Etienne et Karine sont devenus des piliers de cette newsletter. Post-doctorants, stagiaires, tout ceux qui souhaitaient contribuer même juste pour quelques mois étaient les bienvenus. Je pense qu'il y a eu une période où on était peut-être une dizaine lors des réunions.

Evolution et adaptation  "artistique" de la Newsletter 

Au début, on souhaitait démarrer avec une version simple, pour ne pas y passer trop de temps non plus et que ça soit un format rapide et facile à parcourir pour les lecteurs. Très rapidement elle a évolué avec un graphisme un peu amélioré, des catégories avec une colonne brèves, publications, un calendrier et une photo du mois. Matthieu avait passé pas mal de temps les premiers mois au début pour proposer un format un peu plus attractif. On voulait un format pdf pour envoyer par mail où les gens pouvaient rapidement parcourir et cliquer sur les liens, mais aussi une version imprimable pour mettre au coin café. Ensuite il y a eu un bon technologique avec la version web grâce à Vincent. 

Comment se déroulait le choix du contenu des articles ?

En général on se retrouvait une fois par mois pendant ou juste après la pause déjeuner. On listait ce qui nous passait par la tête, dernières publications, conférences à venir, missions, faits divers. Parfois la lecture du journal donnait quelques idées, farfelues souvent. L'objectif était de communiquer sur l'essentiel des évènements touchant le labo et ses membres, mais on a aussi eu des articles pour commenter l'actualité scientifique. Ensuite on se répartissait chacun les articles et on travaillait sur un document partagé pour faire la relecture et une personne s'occupait de la mise en page finale.

Des difficultés rencontrées ? est-ce que des articles ont du être censurés ? 

Gaelle : Je dirais qu'il y a eu des hauts et des bas. Je pense que la difficulté principale était de maintenir la fréquence d'une fois par mois - ce qu'on n'a pas toujours réussi à faire, par manque de temps, motivation ou simplement d'inspiration ? Même si on se répartissait les articles, écrire juste 1 ou 2 petits articles pouvaient paraître contraignant à la longue cumulé avec le reste. Niveau censure, je n'en ai pas souvenir du temps où j'y ai été. Il fallait peut être parfois réfréner certaines plumes pour éviter d'avoir des articles trop long à lire.

Karine: Perso, je me souviens qu'une de mes idées ait été censurée (à juste titre !). Dans le cadre de l'article culturo-humoristique du mois, je voulais évoquer le championnat d'Europe de la coupe mulet et avais suggéré qu'on fasse un photo montage des gens du labo avec des coupes mulets. Bizarrement, cet article a été rejeté par la rédaction...    

Gaelle, un numéro préféré ?

Aucune idée... mais je me rappelle avoir plusieurs fois bien ri sur des articles. Certains étaient parfois vraiment bien inspirés et plus particulièrement sur le numéro spécial de nouvelle année avec les bonnes résolutions et l'horoscope. Même une fois mon contrat terminé, je continuais de lire la newsletter via le site web du LM2E, ça faisait vraiment plaisir de suivre l'évolution du labo mais aussi de voir qu'il y avait toujours une équipe dynamique.

Un petit mot de la part des lecteurs ? ce qu'ils ont préféré ?

"Moi, j'aime l'humour et les anecdotes qu'il y a dans la newsletter ainsi que les informations pertinentes sur la vie au labo !" 
"Les petites anecdotes  sur la vie du labo, les embarquements , les arrivée et départs de nos "jeunes". Les petits traits d'humour !"
"Ce que je préfère: ce sont les interwiews !! J'espère que l'on retrouvera des anecdoctes dans les prochains n° de BEEP :)"
"Les numéros spéciaux, je trouvais ça sympa !"

Petit mot de la fin pour Karine :

Je suis vraiment ravie d'avoir fait partie de l'aventure "Newsletter  du LM2E". De mon point de vue, cette lettre fait partie des meilleurs vecteurs de communication qu'on ait eu au LM2E. En ce sens, c'est une belle réussite car les objectifs initiaux ont été atteints, peut-être même dépassés. C'était un espace où il n'y a jamais eu ni tensions, ni pression, ni sujets tabous, et où les choix éditoriaux étaient faits de manière collégiale. Nous avons également beaucoup ri en préparant certains articles (je me souviens d'une réunion les pieds dans l'eau au Dellec :-)), ce qui ne gâche rien. A renouveler au sein de BEEP ?

Que sont-ils devenus ?

Certains sont en post-doc comme Mathieu à Seattle, Sandrine en Suisse,  Gaelle à St Andrews (Ecosse), Florian à Chicago, Sarah à Grenoble ou Clarisse à Brest. Simon est professeur de microbiologie à l'école technique supérieur du Laboratoire. 

Tiphaine depuis sa thèse, est médiatrice scientifique dans le service médiation scientifique et culturelle à Océanopolis, à Brest :

 "Je fais découvrir l’Océan et ses écosystèmes au public d’Océanopolis : aux jeunes visiteurs qui viennent avec leurs classes lors d’ateliers pédagogiques sur diverses thématiques ou quand ils participent à des projets d’année tels les Jeunes Reporters des Arts, des Sciences et de l’Environnement (où je sollicite d’ailleurs certains membres de l’équipe pour échanger avec des classes sur les grands fonds  ), les [Eco]-conseillers de l’Océan ou encore les Aires Marines Educatives. Je travaille également sur la conception et l’animation de dispositifs de médiation ou d’événements à destination du grand-public par exemple Abyss 3D, Planktology 3D ou le festival des Art’Pulseurs de l’Océan et la fameuse Nuit Européenne Des Chercheur.e.s à laquelle le laboratoire participe depuis maintenant plusieurs éditions. Les missions sont variées dans un but commun faciliter le lien entre les Sciences et le grand-public, donner le goût des Sciences aux jeunes générations et sensibiliser le plus grand nombre à la préservation de l’Océan."