Novembre

Retour sur MAYOBS15, l’interview de Johanne

Alors Johanne, cette première campagne en mer ?

Je suis ravie de ma première mission en mer. J'ai eu des conditions idéales pour une entrée en matière, une mer calme, une cabine individuelle et un bateau plutôt confortable à ce qu'il paraît. Je n'ai pas eu de mal de mer et pour le mal de terre je l'ai à peine ressenti peu après le débarquement. 

Quelle était l’ambiance à bord ? 

Il y avait une très bonne ambiance au sein de l'équipe CTD-rosette et nous avons pu faire les 9 hydrocasts qui étaient prévus. Sur les opérations d'hydrocast, l'ambiance était très bonne et j'étais contente de repartir sur le terrain, de pouvoir faire des prélèvements sur des données que je pourrais potentiellement traiter derrière. Avec un sujet inédit en prime ! 

Des mauvais moments, le blues du pays ?

Je n'ai pas vraiment eu de mauvais moments, peut-être des périodes un peu plus stressantes, notamment quand j'ai découvert qu'il n'y avait pas de pousse carottes pour les manips de Daniela sur le carottier multitubes. Mais j'ai appris que beaucoup de choses pouvaient être fabriquées sur un bateau, même un pousse carotte !

Pédagogie à distance ou le casse-tête des enseignements en distanciel...

Si les restrictions liées au confinement sont contraignantes pour tous, nos collègues enseignants doivent dépenser encore plus d’énergie que d’ordinaire pour faire des cours corrects. En effet, la visioconférence étant devenue le mode de communication privilégié des télétravailleurs, les enseignants sont contraints de jongler entre les différentes plateformes de visioconférence pour en trouver une avec une connexion correcte pour faire leurs cours dans de bonnes conditions. La programmation des séances de travaux pratiques n’est pas plus aisée, puisque les conditions à remplir pour assurer ces séances sont drastiques, les effectifs des groupes sont réduits de moitié, et que le nombre de salles de TP est restreint. Néanmoins, l’horizon devrait s'éclaircir prochainement car l'université planche sur les problèmes actuels de bandes passantes et du nombre d'étudiants autorisés à se connecter par cours. Bon courage pour cette période compliquée de pédagogie par écran interposé !

Brèves

- Maxime fera une communication orale le 16 novembre dans le cadre de la conférence internationale virtuelle “Sulfur in the Earth system: From microbes to global cycles through Earth history”. 

- Confinement oblige, la Nuit Européenne des Chercheurs sera cette année "connectée". L'évènement se déroulera le vendredi 27 novembre de 19h à 21h en direct de la page facebook d'Océanopolis.

L’IRP MicrobSea bientôt sur le petit écran

Fin octobre, nous avons eu la visite de journalistes de France 2 au labo. Ils venaient interviewer des collègues de l’unité impliqués dans l’IRP franco-chinois MicrobSea (anciennement appelé LIA) au sujet du mode de fonctionnement du laboratoire sans murs et concernant les intérêts respectifs de cette collaboration pour les 2 parties. Cette visite s’inscrivait dans la préparation d’un documentaire qui traitera des relations franco-chinoises dans différents domaines (économie, recherche/formation, géopolitique, etc.). Jie, Karine et Maxime se sont prêtés au jeu des questions. Le directeur du département “Ressources Physiques et Ecosystèmes de fond de Mer” de l’Ifremer s’est également exprimé sur les collaborations scientifiques de son département avec la Chine. Enfin, la vice-présidente Europe et International de l’UBO a évoqué le volet formation/échanges d'étudiants entre les 2 pays, avec les journalistes. Ce reportage sera diffusé en janvier 2021, très probablement dans l’émission “Complément d’enquête”. Nous vous informerons de la date de diffusion.

En attendant la diffusion de “Complément d’enquête”, nous vous offrons en exclusivité les premières vidéos de l’enquête menée sur le site Ifremer auxquels nous avons pu avoir accès : lien vers les vidéos (source INA, ORTF).