Thèse : Étude des cycles de Marteilia refringens et Bonamia ostreae, parasites protozoaires de l’huître plate Ostrea edulis.

Nicolas Mérou - 2017/2020

Résumé de thèse:

L’huître plate Ostrea edulis est un mollusque bivalve endémique des côtes européennes. Depuis la fin des années 1960 et 1970, elle est frappée par deux épizooties, la marteiliose (1968) et la bonamiose (1979), dues respectivement aux parasites protozoaires Marteilia refringens et Bonamia ostreae. Aujourd’hui, ces parasitoses exercent toujours un impact majeur sur les populations naturelles et limitent la production. Malheureusement, les moyens de lutte contre ces parasites sont restreints et leur contrôle nécessite une bonne connaissance de leur cycle ainsi que de leurs interactions avec leurs hôtes. Aujourd’hui, les connaissances de ces cycles concernent surtout le développement des parasites dans les bivalves, tandis que des questions restent posées quant à leur devenir dans l’environnement.

Ainsi, ce travail de thèse vise d’abord à développer des approches eDNA/eRNA permettant la détection de B. ostreae et M. refringens dans différents compartiments de l’environnement. Ces outils seront ensuite utilisés dans le cadre d’approches expérimentales pour étudier la survie et la cinétique de relargage des parasites en dehors de leur hôte. Par ailleurs, les outils développés seront également utilisés dans le cadre de suivis terrain sur des sites contrastés, la Rade de Brest et des claires ostréicoles en Charente Maritime, connus pour être infectés par l’un et/ou l’autre des parasites. Ces suivis reposent sur des prélèvements, saisonniers en Rade de Brest et mensuels en claires, d’huîtres plates et de différentes matrices : eau, sédiment, la faune benthique, le phytoplancton et le zooplancton.

A terme, ce travail vise donc à proposer des outils permettant d’évaluer l’état de santé des gisements d’huîtres plates, selon leur prévalence à M. refringens et/ou B. ostreae ; et d’évaluer l’état de santé d’une zone donnée, selon la présence/l’absence de M. refringens et/ou B. ostreae dans les différents compartiments cités ci-dessus.

Direction de thèse : Isabelle Arzul, IFREMER, Laboratoire de Génétique et Pathologie des Mollusques Marins (La Tremblade)

Co-direction de thèse : Stéphane Pouvreau, IFREMER, Laboratoire Physiologie des Invertébrés (Argenton, Brest)

École doctorale : Université de La Rochelle – École Doctorale Sciences pour l’Environnement « Gay Lussac »

Financement : Ifremer /  Région Nouvelle-Aquitaine