Cataupe

Le requin-taupe, ou veau de mer, présent de la Norvège au Maroc, était ciblé par une dizaine de palangriers de l’île d’Yeu mais sa pêche a été interdite en 2010. Des campagnes de marquage ont alors été menées, en 2011 et 2013 laissant présumer que plusieurs populations, avec des dynamiques distinctes, étaient présentes en Atlantique nord-est.

Le projet CATAUPE, mené par le Corepem (Comité des pêches des Pays de la Loire), avec l’appui de l’Ifremer et du Smidap, vise à évaluer l’abondance du requin taupe dans le golfe de Gascogne et la mer Celtique. Et, plus globalement, à acquérir des connaissances biologiques et écologiques sur l’espèce, notamment sur ses migrations.

Lors de deux campagnes de 45 jours, en 2018 et 2019, une équipe de deux scientifiques de l'Ifremer se relayera à bord du palangrier Fille du Suet (navire de l'Acav - patron Adrien Delavaud et cinq matelots) tous les 10 jours pendant 6 semaines. Ils poseront leurs palangres par trois ou quatre, les laissant immergées trois heures, pour un bon compromis entre des captures suffisantes pour l’étude, et une bonne survie des prises, selon les résultats du projet Pré-Cataupe. Les requins seront identifiés, dénombrés, mesurés, voire observés pour connaître leur maturité sexuelle. Certains seront marqués par des balises satellites récoltant des données environnementales (température, luminosité, profondeur), pour estimer leurs trajets. Les indices biologiques obtenus sur cette espèce seront utilisés dans le processus d'évaluation de stock.