Historique du dispositif de surveillance

Quand ... ?

La surveillance de la santé des Mollusques Marins a débuté officiellement en 1992 avec la création du REPAMO (REseau de PAthologie des MOllusques). Ce réseau suivait l’état de santé des mollusques marins sauvages et d’élevage du littoral français métropolitain. Il assurait une mission réglementaire et une activité de service public déléguée par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche (aujourd'hui le Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt) à travers la Direction Générale de l’Alimentation (DGAl) afin de répondre aux exigences réglementaires issues de deux documents législatifs, la Directive européenne 2006/88/CE du 24 octobre 2006 et sa transposition en droit français et enfin au Code sanitaire pour les animaux aquatiques de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

Pourquoi ... ?

La mise en place de cette surveillance a eu pour but de répondre premièrement aux situations de crise que venait de vivre la conchyliculture française au cours des années 1970 et 1980 mais aussi à la difficulté de lutte contre les maladies des mollusques. En effet, peu de solutions sont disponibles pour protéger les populations de mollusques en raison de (1) leurs caractéristiques biologiques et (2) des techniques d’élevages utilisées :

(1) En se nourrissant de particules en suspension les mollusques concentrent naturellement des micro-organismes pathogènes ou non présents dans l’eau de mer. De plus, Ils ne possèdent pas de réponse immunitaire spécifique et induite par des organismes pathogènes, la vaccination se révèle donc être une technique inappropriée.

(2) L’utilisation de substances médicamenteuses en milieu ouvert engendrerait l’emploi de quantité trop importante et pourrait par la suite avoir des conséquences écologiques graves. De plus, la courantologie contribue aussi à la diffusion de maladies au sein d’une population.

 

  Tout cela justifie la mise en place d’une surveillance des phénomènes de mortalités inexpliquées car il semble difficile voir impossible de surveiller une maladie précise. En effet, les mollusques marins présentent peu de signes cliniques spécifiques à une maladie ainsi, les phénomènes de mortalités inexpliquées semblent être le seul indicateur de maladies utilisable pour la surveillance directement sur le terrain.