Le dispositif de surveillance

Le dispositif de surveillance est constitué de 4 axes afin de répondre à 2 objectifs.

Pour détecter précocement les infections dues à des agents pathogènes émergents, 3 axes sont mis en place...

(1) la surveillance planifiée des mortalités de l’huître creuse Crassostrea gigas s’appuyant sur le réseau RESCO existant (réseau RESCO 2) ;

(2) la surveillance planifiée des mortalités de la moule bleue Mytilus edulis s’appuyant sur le réseau MYTILOBS existant (réseau MYTILOBS 2) ;

Ces deux réseaux s’appuient sur un suivi régulier de la mortalité d’individus sentinelles déployés sur des sites ateliers.

(3) la surveillance événementielle des mortalités des autres espèces de mollusques marins s’appuyant sur le réseau REPAMO existant (réseau REPAMO 2).

Ce réseau s’appuie sur la déclaration de mortalités des conchyliculteurs ou des pêcheurs professionnels aux services déconcentrés de l’Etat, les Directions départementales des territoires et de la mer.

En cas de déclaration de mortalités d’huîtres creuses ou de moules bleues par les professionnels, si des mortalités de coquillages sont observées sur le site atelier du réseau Ifremer correspondant, les résultats des analyses diagnostiques de laboratoire réalisées sur les prélèvements d’animaux sentinelles du réseau seront généralisés à l’ensemble de la population de mollusques de la même espèce, élevées ou pêchées, présente autour du site atelier. En l’absence de mortalité observée sur le site atelier du réseau Ifremer ou abscence d'un site atelier, la Directions départementales des territoires et de la mer pourra procéder, en concertation avec la Direction générale de l’alimentation, à des prélèvements de mollusques chez les conchyliculteurs/professionnels déclarants, en vue d’analyses diagnostiques de laboratoire.

 

Pour détecter précocement les infections dues à des agents pathogènes exotiques 1 axe est mis en place ...

(4) cette  surveillance est appliquée depuis 2015 à l’exemple du parasite Mikrocytos mackini de l’huître creuse Crassostrea gigas sur le site atelier des Pertuis Charentais.

Cette surveillance s’appuie sur une recherche régulière du parasite chez des huîtres sentinelles déployées sur le  site de Loix-en-Ré du réseau RESCO 2, identifié comme présentant un risque élevé d’installation de Mikrocytos mackini, au cours des mois de mars et avril, identifiés comme étant la période à risque.