Katerina : connexion réussie sur l’observatoire sous-marin câblé EMSO-Nice

L’Ifremer et l’institut allemand Marum viennent de déployer Katerina, un analyseur de radionucléides, au large de Nice.

Grâce à sa connexion sur l’observatoire sous-marin câblé EMSO-Nice, Katerina a été configuré avec succès depuis les laboratoires de Marum, à Brême, et ses mesures sont désormais visualisables en temps réel, à plus de 1000 km de distance.

Ce déploiement a été réalisé du 20 au 23 août dernier, dans le cadre de l’accès transnational accordé à Marum par l’ERIC EMSO (projet EMSO-Link). Il s’agissait de la campagne FLUID3D-2, menée avec le N/O L’Europe pour le projet ANR-Modal et une équipe de plongeurs Ifremer dont la participation fut déterminante pour les opérations sous-marines, notamment le déploiement des câbles de connexion à l’observatoire.

Une vidéo est disponible ici : https://www.youtube.com/watch?v=x8RpX17mLoU

 « Katerina, et la CTD qui l’accompagne, indique Sébastien Garziglia, chef de la mission, apporteront de précieux renseignements sur la géochimie de la colonne d’eau et la résurgence d’eau douce, en complément d’autres phénomènes que nous suivons depuis plusieurs années, comme la variation des pressions interstitielles dans le sédiment ou la sismométrie. » L’objectif ? « Mieux comprendre les facteurs susceptibles de contribuer à l’instabilité des sédiments au large de l’aéroport de Nice. »

« Cette campagne avait été soigneusement préparée par les deux équipes Ifremer et Marum », ajoute Xavier Bompais, ingénieur en charge de l’observatoire EMSO-Nice. « En particulier, la connexion des instruments et la transmission de leurs mesures avaient été préalablement validées, en juin dernier, sur notre banc d’essai à Brest ».

Une seule opération n’a pu être menée à terme au cours de la mission : il était prévu de déployer un troisième instrument, une lance sismo-piézométrique conçue par Marum dans le cadre du même projet ANR-Modal. « Un incident a malheureusement contrarié ce déploiement : à deux reprises, la lance a buté sur des sédiments durs, l’empêchant de s’enfoncer », explique Sébastien Garziglia. Une nouvelle tentative est envisagée en novembre, si les conditions s’y prêtent.

En complément, la campagne a assuré comme prévu la maintenance des autres instruments présents sur la zone : récupération de deux piézomètres (après quatre et cinq ans de fonctionnement) et remplacement d’un troisième, repositionné à cette occasion dans une zone potentiellement plus intéressante et connecté, lui aussi, à l’observatoire. Le résumé des opérations sur cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=c7UnUr_6Hbs

Validation préalable du matériel Marum sur un banc d’essai du laboratoire RDT de l’Ifremer à Brest, en juin dernier (© Ifremer - X. Bompais)

Dernières vérifications avant déploiement (© Ifremer - O. Dugornay).

Débordement et mise à l’eau de Katerina (protégée par une coque anti-chalutage en inox) à partir du portique arrière du N/O L’Europe (© Ifremer - O. Dugornay).

Marum, à Brême, accède en temps réel aux mesures in situ de la CTD (à gauche) et de l’analyseur de radionucléides Katerina (à droite), à plus de 1000 km de Nice.

 

La recherche ayant abouti à ces résultats a reçu des fonds du programme H2020-INFRADEV-2016-2017 de l'Union européenne (accord de convention n° 731036, EMSO-Link)