ROCCH

Le Réseau National d'Observation de la qualité du milieu marin (ROCCH) a été mis en place en 1974 par le Ministère chargé de l'Environnement. Son objectif est d'évaluer la contamination chimique du milieu marin littoral. L'ensemble des activités du ROCCH est coordonné par l'Ifremer. Les mesures de contaminants chimiques du ROCCH alimentent les évaluations internationales de la qualité du milieu marin dans le cadre des conventions internationales (OSPAR, Convention de Barcelone) et des directives européennes, ainsi que la surveillance de la qualité des zones conchylicoles.

Le ROCCH couvre le littoral métropolitain ainsi que des points d’observation en Martinique, Guadeloupe et à La Réunion.

La surveillance des contaminants chimiques s’appuie en priorité sur les mollusques bivalves, essentiellement moules et huîtres, utilisés comme indicateurs quantitatifs de contamination.

Ce volet constitue, depuis 1979, le principal outil de connaissance systématique des niveaux de contamination du littoral français. Environ 150 points de prélèvements (dont une dizaine dans les DOM) sont échantillonnés par les agents des laboratoires environnement et ressources de l'Ifremer une fois par an. Le dosage des métaux (Ag, Cd, Cr, Cu, Hg, Ni, Pb, V, Zn) sont effectués au département BE du centre Ifremer de Nantes, les composés organochlorés (PCB et dioxines, DDT, lindane), bromés (PBDE, HBCDD), des HAP (16 hydrocarbures aromatiques polycycliques et certains de leurs dérivés alkylés et soufrés) et d’autres familles prises en compte par la réglementation (pesticides, insecticides …) sont analysés par des laboratoires partenaires. Une partie aliquote des échantillons est systématiquement conservée pour d'éventuelles analyses ultérieures d'autres contaminants. Ceci a permis de constituer une banque d'échantillons couvrant l'ensemble du littoral depuis 1981.

Pour une évaluation à plus large échelle spatiale et temporelle, les contaminants sont aussi mesurés dans les sédiments marins dont le premier centimètre superficiel peut intégrer plusieurs années de contamination.

Une campagne annuelle portant sur des façades différentes chaque année permet de couvrir en six ans l'ensemble du littoral français métropolitain, par cohérence avec les cycles d’évaluations des directives européennes. Les échantillons sont également conservés dans la banque du ROCCH.

Depuis 2003, le ROCCH met en œuvre également chaque année un suivi des effets biologiques du tributylétain (TBT) sur les côtes de la Manche et de l'Atlantique. Ces effets sont évalués par la mesure de l'imposex (degré de masculinisation des femelles d'un gastéropode, Nucella lapillus).

Les résultats du ROCCH sont intégrés chaque année dans le bulletin de la surveillance réalisé par chaque LER pour sa zone de compétence. Ces bulletins, ainsi que les synthèses sont disponibles dans la base Archimer. Les données brutes sont accessibles en téléchargement sur le site SURVAL

Exemple de série temporelle acquise par le ROCCH et disponible sur le site : https://wwz.ifremer.fr/surval/Donnees/

Pour en savoir plus : http://envlit.ifremer.fr/surveillance/contaminants_chimiques