Moules Hybrides (2018)

Compréhension de l’hybridation des moules du genre Mytilus en Atlantique et implications pour la bio surveillance

Coordination Ifremer

Type de projet

Financeur

 Durée du projet

 Lien

R. Sussarellu (LEX)

National

Agence Française de la Biodiversité

2018

La présence de différentes espèces du genre Mytilus et leur hybridation est un paramètre mesuré sur une base volontaire par certains pays de la Mer du Nord pour la surveillance des effets biologiques des contaminants chimiques dans le cadre du programme CEMP (Coordinated EnvironMental Monitoring Programme) de la convention des mers régionales OSPAR. Cette hybridation pouvant potentiellement influencer la réponse physiologique et la capacité de bioaccumulation des individus hybrides, il apparaît pertinent de développer en France la mesure de ce paramètre qui pourrait être étendue au réseau ROCCH et à la DCSMM dans le cadre du descripteur 8 « contaminants chimiques et effets biologiques ».

L’objectif de cette étude est i) d’évaluer l’évolution de la distribution sur le littoral français de M. edulis et M. galloprovincialis depuis 35 ans en utilisant la banque de tissus du ROCCH, ii) de déterminer les différences de bioaccumulation et de réponses des biomarqueurs entre M. edulis et M. galloprovincialis et leurs hybrides via du caging (transplantation in situ).

Les collègues impliqués
Les partenaires 

T. Chouvelon (LBCM), A. Grouhel (ROCCH), Y. Aminot (LBCO), T. Burgeot (LEX), A. Mauffret (DCSMM), F.  Akcha (LEX), J. Rouxel (LEX), L. Degremont (SGMM), J.B. Lamy (SGMM)

Toxem, Research Centre for Experimental Marine Biology and Biotechnology (PiE-UPV/EHU), Plentzia, Basque Country, Spain, BOREA Univ Caen-Normandie

Principaux résultats :

L’évolution de la prévalence des deux espèces de M. edulis et M. galloprovincialis sur certains sites du ROCCH a montré que des différences de composition génétique peuvent être observées pour certains sites entre 1981 et 2016. La cause de ces changements et notamment un lien potentiel avec les pratiques mytilicoles reste à éclaircir. Pour les stations où un changement est observé une réinterprétation des données historiques du ROCCH prenant en compte le facteur génétique pourra nous éclairer sur l’intérêt d’appliquer ce critère et éventuellement de l’élargir à plus de sites de façon rétrospective.

Que ce soit au niveau des paramètres biologiques, des marqueurs écotoxicologiques, ou encore de la bioaccumulation des contaminants chimiques, des différences entre les lots testés in situ des espèces M. edulis et M. galloprovincialis et leurs hybrides sont observées. Une tendance univoque ne peut pas être dégagée concernant la capacité de l’une ou de l’autre espèce à accumuler plus ou moins de contaminants chimiques, les différences observées entre espèces étant contaminant-spécifiques.