MiPlAqua

MiPlAqua – Paris scientifiques Région Pays de la Loire (2016-2019): Approche combinée terrain/laboratoire pour l’évaluation de l’impact des microplastiques sur des organismes aquatiques d’intérêt socio-économique (moules, huîtres).

Les plastiques présentent de nombreux avantages qui justifient leur utilisation massive. Leur production mondiale a quasiment atteint les 280 millions de tonnes en 2012 et ne cesse d’augmenter d’année en année. Malgré leurs bénéfices socio-économiques, ils font l'objet d'une préoccupation croissante car leurs impacts potentiels sur l'environnement sont encore largement méconnus. Or chaque année, plusieurs millions de tonnes de plastiques arrivent dans les eaux continentales et océaniques. Les transformations qu’ils subissent alors sous l'effet des UV, de l'abrasion mécanique des vagues et des marées, conduisent à la formation de débris de taille micrométrique appelés microplastiques (MP). Les études récentes montrent que ces fragments sont rémanents et présents dans toutes les eaux du globe et leur accumulation a été observée chez diverses espèces. Cependant, leur toxicité vis à vis d’organismes marins mérite d’être approfondie. De plus, à travers la consommation de bivalves comme la moule Mytilus edulis et l’huitre Crassostrea gigas, l'Homme est aussi susceptible d’être exposé. Ce projet vise à atteindre plusieurs objectifs (1) Etablir un premier état des lieux de la contamination en MP des zones côtières de la région Pays de la Loire au niveau des sédiments, ainsi que des moules (M. edulis) et des huitres (C. gigas) ; (2) Evaluer l'impact des MP sur ces mêmes organismes via des expositions en laboratoire à des contaminations proches de celles relevées dans le milieu naturel ; (3) Etudier les interactions d’un polluant organique modèle avec les MP modèles et évaluer la capacité des MP à servir de vecteurs de contamination de certains POP.

MiPlAqua est coordonné par l’équipe Mer, Molécules et Santé (MMS, Université Catholique de l’ouest et Université de Nantes). Les collaborateurs de ce projet sont l’Institut des Molécules et Matériaux du Mans (IMMM, Université du Maine), ainsi que le Laboratoire d’Ecotoxicologie de l’Ifremer de Nantes.