Projets

Le laboratoire est impliqué dans plusieurs projets :

Projets en cours :

CHOPIN (2017-2019) (Contaminants Hydrophobes Organohalogénés : Présence Impact sur les Nourriceries)

Ce projet financé par le GIP-Seine-Aval 6 reste dans la continuité des travaux engagés sur le devenir et le transfert des contaminants organiques hydrophobes en milieu estuarien. Il est réalisé par un partenariat de 6 laboratoires (EPOC-LPTC-Bordeaux, IRSTEA-Bordeaux, Agrocampus-Ouest, Rennes, CSLN Le Havre, TOXEM Le Havre et Ifremer BE/LBCO) ; et coordonné par Pierre Labadie (EPOC-LPTC). Les objectifs généraux de cette étude sont très proches de ceux initiés dans le cadre de l’estuaire de la Gironde (Monbasar), en y ajoutant toutefois plusieurs aspects novateurs à trois niveaux : i) En plus des PCB et des PFAs, d’autres familles de composés émergents sont étudiés (HBCDD, retardateurs de flamme alternatifs aux PBDE (Dechlorane Plus, DBDPE, etc.) et chloroalcanes ; ii) La biodisponibilité/bioaccessibilité est abordée dans ce projet de manière à potentiellement intégrer une autre voie de contamination (le sédiment) ; iii) Le transfert de ces différents composés est appréhendé à la fois d’un point de vue trophique et population (suivi dans différentes classe d’âge) pour estimer en condition naturel un possible transfert vers les œufs (et donc les générations à suivre) ; et enfin iv) L'évaluation de potentiels dysfonctionnements biologiques chez les juvéniles de sole est également réalisée par une approche multi-marqueurs de stress chimique (performance des individus et fitness de la population).

La stratégie de l’étude repose sur deux approches, la mesure in situ et la modélisation, et s’appuie sur les connaissances et les données disponibles et en cours d’acquisition, tant sur les niveaux de contamination et les marqueurs d’effets (projet Seine Aval 5 -Ecotones) que sur les relations trophiques (projet Seine-Aval 4 - Colmatage) et les paramètres biométriques de la sole en estuaire de Seine.

Cette étude est réalisée en concertation avec le projet CAPES également financé par l’AAP SA6, porté par l’unité EMH de Nantes (Annick Brind’Amour), qui concerne la caractérisation de l’habitat de la nourricerie Seine d’un point de vue trophique. Ces deux projets sont complémentaires et s’intéressent à la même espèce cible : la sole commune (Solea solea) ; une mutualisation des prélèvements de juvéniles de sole et de plusieurs paramètres communs aux deux projets (contenus stomacaux, lecture d’otolithe, isotopes du carbone et de l’azote, teneur en lipide…) a été mise en place entre les deux études.

Des collaborations ont également été établies avec une 3ème étude de l’AAP SA6, le projet HQFISH (piloté par Jean Laroche du LEMAR-Brest). HQFISH, s’intéresse à une autre espèce de poisson plat, le flet, par une approche complémentaire à la nôtre et beaucoup plus axée sur les approches écotoxicologiques. Toutefois la contamination du sédiment est également abordée dans HQFISH, aussi pour ce compartiment nous avons mutualisé nos échantillons de la campagne d’automne de manière à 1) augmenter le nombre de familles de composés recherchés (métaux et HAP) et obtenir des échantillons dans le secteur plus amont que la zone de répartition des soles.