DEFIPEL

Description du projet

DEveloppement d’une approche de gestion intégrée de la Filière petits PELagiques

 

DEFIPEL vise à consolider la viabilité de la pêcherie des petits poissons pélagiques française en proposant une série d’indicateurs sur l’état de l’écosystème, de la ressource et de la filière, et des scénarios d’adaptation co-construits avec l'ensemble des acteurs. Il s’agit d’un projet intégré, de l'observation du fonctionnement des écosystèmes et de la filière, à l'évaluation de plans de gestion à moyen terme. Il ambitionne de répondre aux enjeux de l’approche socio-écosystémique des pêches, en tenant compte (i) des variations de l’habitat pélagique (hydrologie, nourriture) sous contrôle climatique, (ii) des stratégies multi-spécifiques des pêcheurs sous contraintes économiques et réglementaires, et (iii) de l’évolution des marchés dans l’élaboration de scénarios d’évolution de la pêcherie.

La filière des petits poissons pélagiques répond à deux dynamiques temporelles. La première, saisonnière, détermine la distribution de la ressource et donc la dynamique spatio-temporelle des flottilles. La saison conditionne aussi la qualité de la ressource, notamment la taille et le taux de matière grasse des poissons, dont dépend l'industrie de transformation. La seconde, interannuelle, détermine la quantité de ressource disponible en fonction du recrutement, et sa qualité en fonction de la croissance. L'évolution des demandes de l'aval de la filière sont également des facteurs de risque pour la viabilité des flottilles pélagiques.

Les principales espèces de petits pélagiques exploitées sont la sardine et l’anchois, mais les flottilles concernées par ces pêcheries ont à leur disposition un portfolio d’espèces ne se limitant pas aux petits pélagiques (ex. bar, thon, chinchard et maquereaux, espèces démersales…). L’exploitation de ces autres espèces constitue une part importante des revenus des flottilles, saisonnièrement et/ou en cas de perte de disponibilité des petits pélagiques.

La gestion actuelle (court-terme, mono-spécifique et basée sur la biomasse) ne permet pas de tenir compte de ces spécificités de la filière pélagique. L’objectif du projet est donc de développer des stratégies de gestion à moyen terme, permettant de tenir compte de la variabilité des ressources et des contraintes extérieures s’exerçant sur la pêcherie pour une exploitation durable écologiquement et économiquement. Des outils opérationnels, dont la fiabilité aura été évaluée, seront mis en oeuvre et transférés aux acteurs : indicateurs environnementaux, biologiques et socioéconomiques, et modèle de simulation. Ces outils permettront d’anticiper l’impact des variations environnementales et de simuler et sélectionner les stratégies multi-spécifiques d’adaptation des flottilles les plus intéressantes.

Ainsi, pour la première fois, des scientifiques (écologues, halieutes, économistes) travailleront en concertation avec l'ensemble des acteurs de la filière (pêcheurs, transformateurs, gestionnaires des pêches et de l'espace maritime) sur un projet « petits pélagiques » d'envergure nationale couvrant les trois façades Manche, Gascogne et Méditerranée.

 

Partenaires

  • AMURE/Université de Bretagne Occidentale et LIENSs/Université de la Rochelle,
  • CNPMEM (Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins) et CDPMEM 29 (Comité Départemental des Pêches Maritimes et des Elevages Marins du Finistère,
  • PNMI (Parc National Marin d’Iroise),
  • FIAC (Fédération des Industries d’Aliments Conservés et CITPPM (Confédération des Industries de Traitement des Produits des Pêches Maritimes et de l’Aquaculture),
  • OP Pêcheurs de Bretagne, FROM Nord, Vendée et Pêcheurs d’Aquitaine.

Financement et budget global

 

Le coût total du projet est évalué à 1 745 792 euros (TTC).

Financement à 57 % par France Filières Pêche.

 

Durée

Projet initial (01/06/2019 – 01/06/2023)

Coordination

Responsable scientifique : Ifremer
Martin Huret (martin.huret@ifremer.fr)
Sigrid Lehuta (sigrid.lehuta@ifremer.fr)