Influences environnementales sur le succès des écophases larvaires des poissons en Manche orientale et la baie Sud de la mer du Nord

Doctorant : Julien Di Pane

Résumé : Les écophases larvaires subissent de fortes mortalités dans le cycle de vie des poissons. Il est ainsi important d’étudier les conditions larvaires comme indicateur de la qualité du recrutement des poissons. L’objectif de cette thèse est d’étudier ces phases sensibles du développement des poissons pour quelques espèces clés de l’Atlantique Nord-Est en contrastant :

(1) différents types larvaires en se concentrant sur cinq espèces de la Manche et la mer du Nord, le sprat et le hareng pour les espèces pélagiques, le merlan comme espèce démersale et la sole et la plie comme poissons plats.

(2) différents biotopes de Manche et mer du Nord selon un gradient côte-large au niveau des estuaires de la Somme, l’Authie, la Canche, l’Escault, la Tamise et face au dunkerquois.

(3) différentes saisons, principalement au printemps et en hiver en considérant le calendrier larvaire des espèces citées ci-dessus.

Les méthodologies employées pour estimer les conditions larvaires seront (1) l’estimation des proies dans les contenus digestifs et (2) l’utilisation de méthodes indirectes comme la biochimie (classes lipidiques, ADN/C) ou l’histologie. Ces différentes méthodes permettent d’intégrer les conditions trophiques rencontrées par les larves de poissons, le jour même (contenus digestifs) ou lors des jours précédents la capture (méthodes indirectes). Ces indices permettront de déterminer les conditions de jeûne suivant les secteurs, les saisons ou les stades de développement. Ils permettent d’évaluer la proportion de larves en conditions de jeûne sévère ou en “point de non - retour” entraînant leur mortalité.

Mots clés : ichtyoplancton, Manche Orientale, mer du Nord, condition larvaire, dynamique spatio-temporelle