THEME 1: Individus, populations et niche écologique

Le Thème 1 "Individus, populations et niche écologique" traite des aspects liés aux échelles individus et populations, et s'intéresse aux dynamiques correspondantes dans les dimensions à la fois temporelle et spatiale en lien notamment avec la niche écologique des organismes selon leur stade de vie et la structuration des populations.

Plus précisément, le thème 1 est organisé en 4 axes qui, par ordre d'échelle, se focalisent sur : (i) les processus individuels au travers de l'estimation et la compréhension des phénomènes générant la variation spatio-temporelle des traits de vie :

(ii) la dynamique spatio-temporelle des populations intégrant à la fois les aspects classiques de la démographie avec l'analyse spatio-temporelle des patrons de distribution des populations

(iii) la niche écologique des espèces au travers de sa projection géographique en termes d'habitats à différents stades de vie dont certains essentiels

(iv) la structuration des populations en stades de vie ou sous forme de méta-populations et de la connectivité entre leurs différentes composantes.

 En 2016, l’unité HMMN s’est investie majoritairement dans les axes 1, 2 et 4 sous la forme de projets de recherche (dont 3 thèses) qui ont été soutenus par l’acquisition d’une quantité importante de données venant en appui à ces travaux et le tout complété par une implication non négligeable dans une expertise nationale ou internationale.

 Les travaux de recherche menés dans le cadre de l’axe 1 ont suivi 2 orientations principales, d’une part l’amélioration de l’estimation de certains traits de vie des poissons et d’un mollusque, et d’autre part l’identification des facteurs pouvant conduire à la variabilité observée de ces traits de vie selon l’espèce ou le stade de développement considéré.

Les résultats obtenus ont permis : 1) d’améliorer nos connaissance sur l’âge, la croissance ainsi que le régime alimentaire de plusieurs espèces marines par l’utilisation des otolithes, statolithes et/ou des écailles, 2) d’améliorer nos connaissances sur l’estimation de la maturité sexuelle de la sole, 3) de caractériser la variabilité de la condition larvaire par l’utilisation de plusieurs indices et 4) d’identifier l’impact de certains facteurs environnementaux (turbidité) et anthropiques (pollution, pêche) sur la plasticité de certains traits de vie (âge à maturité, croissance…) chez les organismes marins.

 Les résultats acquis dans le cadre de l’axe 2 ont permis de caractériser la variabilité selon différentes échelles spatiales et temporelles de la distribution et de la survie de plusieurs espèces d’intérêt halieutique comme le rouget barbet en Manche et mer du Nord et le homard au niveau du cap de Flamanville. L’axe 3 sur l’étude de la niche écologique et des habitats concernait principalement le dépôt de deux projets au niveau des nourriceries en Baie de Seine et la continuité de l’acquisition de données sur les frayères en Manche Est et mer du Nord. Dans l’axe 4, la structuration spatiale et la connectivité de plusieurs populations d’organismes marins (poissons et mollusques) ont été étudiées à l’aide de différentes approches comme la technique de marquage-recapture pour étudier la structure spatiale de la sole en Manche Est, les approches de modélisation de dérive larvaire et des modèles de population pour étudier la structuration spatiale de la coquille St Jacques en Manche Est et l’analyse de forme des otolithes pour identifier les stocks de différentes espèces de poissons.

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