REPHY : la surveillance du phytoplancton et des phycotoxines

Les zones côtières sont particulièrement vulnérables aux pressions anthropiques et parmi les compartiments biologiques sensibles à ces pressions, le phytoplancton. Son abondance et sa diversité jouent un rôle-clé sur les autres niches écologiques puisqu’il constitue la base de la chaine alimentaire. Les changements propres au phytoplancton peuvent concerner sa biomasse, sa diversité spécifique, la distribution biogéographique des espèces. Ces modifications qui sont le plus souvent corrélées à des facteurs environnementaux comme la température, la salinité et les nutriments, ont des impacts sur la chaîne trophique. Le développement d’espèces phytoplanctoniques productrices de toxines s'accumulant dans les coquillages peut avoir un impact la santé humaine.

Autrefois regroupé sous un même vocable (REPHY), ce réseau créé en 1984, a été structuré en deux composantes en 2016 :

1. Le REPHY, REseau d'observation et de surveillance du PHYtoplancton et de l’hydrologie dans les eaux littorales.

Il comporte un volet environnemental, un volet réglementaire (DCE-DCSMM) et un volet sanitaire (voir Cahier de prescription REPHY : http://doi.org/10.13155/50389).

Le REPHY contribue à la connaissance de l’impact des évolutions climatiques sur la biodiversité marine et participe à la surveillance de l’état écologique du milieu marin pour la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) et la Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin (DCSMM). Il s’agit du principal observatoire français du phytoplancton marin. Le REPHY s’inscrit dans un axe scientifique prioritaire de l’Ifremer en assurant le suivi de la dynamique des populations phytoplanctoniques et des conditions hydrologiques afférentes. Cette composante est toujours sous la maitrise d’œuvre d’Ifremer.

2. REPHYTOX, REseau de surveillance des PHYcoTOXines dans les organismes marins.

Il correspond exclusivement à un volet sanitaire (voir Cahier de prescription REPHYTOX https://archimer.ifremer.fr/doc/00454/56600/).

Le REPHYTOX vise la mesure de la toxicité des coquillages dans les zones de production et de pêche. Les toxines recherchées dans le cadre du REPHYTOX sont dangereuses pour les consommateurs, car elles s'accumulent dans les coquillages et provoquent toxines diarrhéiques, paralysantes, amnésiantes... lorsqu’on s’en nourrit. C’est dans le cadre de cette seule composante REPHYTOX que l’Ifremer a confié une partie de ses activités récursives (prélèvements, analyses) à d’autres partenaires (Directions Départementales Interministérielles, Laboratoires d’Analyses Départementaux) en se positionnant comme assistant à la maitrise d’ouvrage.