Information spatialisée

La dimension spatiale est essentielle dans les projets aquacoles, au regard des questions liées à l’accessibilité, le choix et la capacité des sites, comme de la compétition entre les différents usagers. Ceci est particulièrement vrai pour des filières de production extensives nécessitant de grandes surfaces d’exploitation pour assurer une rentabilité économique, comme la conchyliculture.

S’il est nécessaire de sélectionner des sites potentiels pour l’aquaculture en fonction des besoins biologiques des espèces d’élevages, il est tout aussi important d’estimer leurs capacités, et de limiter leur impact l’environnement comme sur les autres usages concurrentiels des zones.

Dans ce contexte, le développement d’outils d’aides à la décision est particulièrement important : les Systèmes d’Informations Géographiques (SIG)s’inscrivent comme un des outils facilitant la décision, grâce à leur caractère transversal et interdisciplinaire et la mise en commun, le croisement d’informations de toutes natures sous réserve qu’elles aient une dimension spatiale. La synthèse et la visualisation de l’information sont devenues plus aisées grâce au développement de ces outils.

Un système d’information géographique peut être présenté comme un système cartographique, où divers calques sont superposés les uns sur les autres, dans un référentiel commun les rendant entièrement compatibles les uns avec les autres. Chaque calque, ou couche, est porteur d’informations à la fois cartographiques (graphiques et spatialisées) et de tout autre nature d’attribut, dans une table liée à l’objet graphique. L’acquisition des données de base des laboratoires conchylicoles, ainsi que leur nature, se prêtent à ce format. Cependant, les bases de données afférentes doivent être mises en concordance de référentiel géographique. Le système de projection géographique retenu à l’IFREMER est le Lambert II étendu, qui couvre le territoire français.

Couplé avec des sondes d’enregistrement en continu, le système développé permet une description spatiale des paramètres environnementaux. Il permet ensuite l’analyse, voire la modélisation spatiale nécessaire à une meilleure compréhension de la structure géographique des élevages, et de l’adéquation entre la capacité trophique du système et des cheptels en place (modèle de déplétion de nourriture).