MORTALITE MOULES - Expertise 2014

Le contexte environnemental des mortalités de moules (Mytilus edulis) dans les Pertuis Charentais en hiver 2014

Patrick Soletchnik1, Stéphane Robert1, Olivier Le Moine1, Pierre Polsenaere1, Francis Gohin2, Franck Dumas3, Stéphane Guesdon1, Christian Béchemin1

Les mortalités de moules en hiver 2014, résultent d’une interaction multiple entre les moules, l’environnement à l’Ouest des Filières du Pertuis Breton en 2014 et un organisme pathogène. En hiver 2014, l’indice climatique très marqué NAO+ (hiver doux et pluvieux) induit de multiples tempêtes et coups de vent dans le secteur des pertuis charentais. Il en résulte des conditions hydrologiques particulières (dessalures, température élevée, turbidités importantes) non spécifiques aux Pertuis Charentais. Par contre, la singularité d’élevage sur Filières (100% d’immersion) induit à la fois des contraintes physiques fortes, mais également un investissement plus précoce et plus intense en effort de reproduction. En l’état actuel des connaissances, l’hypothèse formulée est la suivante : Les conditions hydro-climatiques très difficiles de l’hiver 2014, en lien avec la singularité d’élevage sur filières (100% d’immersion) ont induit, pour les moules de Filières W, des conditions physiologiques particulières (reproduction plus précoce et intense, affaiblissement physiologique, baisse des défenses immunitaires) aptes à ouvrir une fenêtre d’infection pour des organismes pathogènes.