Système d'Alerte

Aide à la mise au point d’un système d’alerte

De façon simplifiée, les contaminations peuvent être reliées soit à des apports du bassin versant soit à des rejets de proximité en aval des chenaux. Les premières se produisent préférentiellement en période humide et lorsque les débits des cours d’eau sont moyens à élevés. Les secondes surviennent probablement en toutes saisons, mais sont plus apparentes en période sèche, lorsqu’elles ne sont pas masquées par les apports provenant de l’amont.

Concernant ces contaminations de l’aval, leur origine et les circonstances de leurs manifestations restent à éclaircir. Pour celles issues du bassin versant, les informations recueillies concernant leurs apparitions fournissent des pistes concrètes de réflexion pour concevoir un système d’évaluation du risque, qui reposerait sur un ensemble d’indicateurs.

  • Les pluies

On a pu établir que les contaminations de l’eau étaient corrélées aux cumuls de pluies (produit des pluies cumulées au cours des 2 ou 3 derniers jours et du dernier mois pour les contaminations détectées aux stations de mesure amont). Un travail pourrait être envisagé, portant sur une analyse fine de ces cumuls en vue d’établir les niveaux au dessus desquels le risque apparaît. Le système à mettre en place reposerait ensuite sur un suivi régulier des hauteurs de pluies tombées localement (station locale ou accès en temps réel aux données de Météo-France).

  • Les débits

La période humide (globalement de novembre à mai) est celle où le risque augmente avec la fréquence et le niveau des contaminations. Bien que la pluviométrie soit le facteur déterminant, on peut affiner la caractérisation du risque grâce à l’observation des débits (véhicule des contaminations)

Il parait opportun de pouvoir équiper l’un des principaux sous-bassins du Payré d’une station de mesures en continu de débit pour mieux évaluer le risque localement. Néanmoins en l’absence de ce type de station, il serait utile de pouvoir se référer en temps réel aux débits de la station de référence la plus proche concernant la rivière « la Ciboule », mesurés à « La Renelière » sur la commune de La Chapelle-Achard.

  • La turbidité

Une autre piste pourrait concerner le suivi de la turbidité, qui est assez bien corrélée aux contaminations de l’eau en période humide. Cela nécessiterait l’acquisition localement d’un turbidimètre et sa mise en œuvre régulière.

  • L’hydraulique estuarienne

L’estuaire se caractérise par un fonctionnement hydraulique spécifique, avec des périodes de rétention d’eau et potentiellement des contaminations. Le suivi des facteurs favorisant cette (phases de la marée, conditions météorologiques) peut fournir des indications permettant d’augmenter le niveau de vigilance.

  • Adaptation des pratiques professionnelles

A partir des éléments présentés ci-dessus, la profession pourrait envisager d’adapter ses pratiques (manipulation des produits, fréquence des auto contrôles…) selon la périodicité des risques.