Sources de Contamination

Propositions pour orienter la recherche des sources de contamination

La réduction des contaminations suppose d’en avoir précisément détecté les origines. L’étude a montré que l’on pouvait distinguer les contaminations issues du bassin versant (à partir des différents sous bassins), de celles rejetées vraisemblablement dans la partie aval des chenaux.

Contaminations issues du bassin versant

La hiérarchisation des flux de pollution a permis de déterminer les niveaux d’implication des sous bassins:

  • pour le Veillon, il s’agit par ordre décroissant de ceux provenant du chenal des hautes mers avec 24% du flux moyen, du ruisseau des Rosais et du ruisseau du Gay Chatenay avec 15% chacun , puis du ruisseau du Bois Jaulin avec 7%. Le ruisseau canalisé débouchant en sortie de Talmont présente un faible débit, mais une forte contamination.
  • pour la Guittière, on trouve en premier lieu le chenal de l’Ile Bernard avec 28% du flux moyen et celui passant au lieu-dit « l’Ensoivière » avec 10% du flux.

Les niveaux de priorité apparaissent ainsi concernant la recherche plus précise des sources de contamination. Il s’agit à présent d’effectuer une enquête géoréférencée sur ces sous-bassins, comprenant le recensement des sources potentielles qu’elles soient d’origine rurale (élevages, habitations), ou urbaines (réseaux d’assainissement, canalisations pluviales).
Pour mieux cerner les origines, il peut également être utile d’avoir recours à des diagnostics différentiels. Des méthodes analytiques se développent, permettant de tracer l’origine humaine ou animale (en distinguant certaines espèces animales) des pollutions fécales. L’état des recherches concernant ces traceurs de même que leur application a été présenté au cours du colloque sur la qualité sanitaire des eaux de baignade et conchylicoles au centre IFREMER de Brest, 29 octobre 2010 (http://wwz.ifremer.fr/tsm_2010/Programme ).

Contaminations dans la partie aval des chenaux et dans l’estuaire

Comme évoqué précédemment, l’étude de l’abattement de la contamination de l’eau entre l’amont et l’aval des chenaux laisse supposer la possibilité de l’existence de sources potentielles situées dans leur partie aval (estuarienne). L’observation de contaminations occasionnelles des huîtres en période sèche appuie cette hypothèse, même s’il ne faut pas écarter les apports du bassin versant consécutifs aux pluies d’orages. La recherche de ces sources serait donc à envisager et devrait être incluse dans l’enquête préconisée, qui serait donc à mener sur l’ensemble estuaire, chenaux, bassin versant (et sous-bassins).