Principaux Résultats

Caractéristiques des flux bactériens provenant du bassin versant

Les études montrent une corrélation entre les cumuls de pluie sur le bassin versant (lui-même divisé en sous bassins) et les niveaux de contamination de l’eau observés aussi bien en amont des chenaux, que dans la zone ostréicole. Le lessivage des sols lors de périodes particulièrement pluvieuses peut expliquer l’apparition de flux bactériens plus ou moins importants selon le débit des cours d’eau, fonction de la saison. Les fortes pluies peuvent entraîner une dessalure rapide au niveau de la zone ostréicole, et donc une contamination potentiellement élevée.

En plus de ces apports, certaines contaminations présentent un caractère différent, soit qu’elles apparaissent de façon occasionnelle, soit que l’on puisse les rapprocher de rejets en milieu urbain ou de contaminations ponctuelles non corrélées aux pluies.

Les flux moyens issus des principaux sous bassins ont pu être estimés, permettant ainsi de dresser une hiérarchisation des apports.

Spécificité de la zone estuarienne

Outre l’influence majeure des apports du bassin versant, il semble que l’hydraulique de l’estuaire joue également un rôle dans le déterminisme des contaminations. En effet la morphologie de l’estuaire influe notablement sur les caractéristiques des marées dans les chenaux. Synthétiquement, il en résulte une rétention de l’eau (et donc des contaminations) par forts coefficients (vive-eau) et une évacuation favorisée par faibles coefficients (morte-eau). Les conditions météorologiques (vents, pression atmosphérique) peuvent accentuer ou contrarier ces épisodes de rétention.

Contamination des huîtres

La mise en relation entre contamination de l’eau et des huîtres reste difficile à établir en milieu ouvert. Elle est en effet conditionnée par la combinaison à un moment donné de la présence de bactéries dans l’eau, des conditions environnementales et de l’état physiologique des huîtres. Dans le cas présent, la contamination des huîtres peut cependant être statistiquement rapprochée des apports du bassin versant par l’intermédiaire des pluies cumulées qui y tombent.

Certaines contaminations non directement reliées à ces apports laissent penser à de possibles rejets situés sur la partie aval des chenaux et dans l’estuaire lui même.