Les acteurs de la DCE

Pour répondre aux prescriptions de la DCE et atteindre le « bon état » des eaux d’ici 2015, l’Ifremer et l’agence de l’eau Loire-Bretagne travaillent en étroite collaboration pour évaluer l’état global des masses d’eau littorales. Compte tenu du nombre important de masses d’eau sur le bassin Loire-Bretagne (30 estuaires et 39 masses d’eaux côtières), ils confient une partie du travail de terrain et de laboratoire à plusieurs partenaires scientifiques et techniques, publics (universités, organismes de recherche) ou privés (bureaux d’études).

Les acteurs de la DCE – volet littoral

L’Ifremer, responsable de la surveillance biologique et opérateur scientifique

L’Ifremer est responsable de la surveillance écologique des masses d’eau littorales sur l’ensemble des façades maritimes françaises : mesures ou prélèvements sur l’estran et en mer, de végétaux, de sédiments, analyses en laboratoire. Il est aussi chargé d’élaborer les valeurs seuils qui permettent de classer les masses d’eau littorales à partir des résultats de la surveillance DCE. L’Ifremer réalise ce travail avec le concours scientifique et technique des Universités, du Centre National de Recherche Scientifique (CNRS), du Muséum National d’Histoire Naturelle et de plusieurs bureaux d’études.

L’agence de l’eau Loire-Bretagne, responsable de la production de données et partenaire financier

Que signifie "élément de qualité"?
Ce sont des indicateurs qui permettent l'évaluation de la qualité écologique et/ou chimique d'une masse d'eau. Par exemple, l'Ifremer assure le suivi des animaux et végétaux (être vivants) présents sur le fond des eaux (scientifiquement appelés le "benthos").

En savoir plus

Dans les eaux côtières et les estuaires, l’agence de l’eau Loire-Bretagne
doit s’assurer de la bonne mise en œuvre du programme de surveillance.
Elle est directement responsable de l’acquisition de mesures : inventaire
des poissons dans les estuaires , surveillance chimique et suivi des
paramètres hydromorphologiques dans toutes les masses d’eau.
Elle passe des conventions de partenariat avec des organismes publics
comme l’Ifremer, le Cémagref, BRGM, pour l’acquisition de données
particulières, l’amélioration des connaissances ou l’interprétation
des données.

A l’aide de ces informations scientifiques, l’agence de l’eau élabore tous les 6 ans, l’état des lieux de la qualité des eaux du littoral en Loire-Bretagne, qui recense et détaille les résultats pour chaque masse d’eau littorale (prochaine parution en 2013). Ce volet scientifique est l’une des composantes qui sert à construire le Sdage tous les 6 ans (prochain en 2015). Elle participe, au côté des autres agences de l’eau, à l’élaboration des documents transmis à l’Union Européenne.

D’autres partenaires sont associés à la DCE littoral

Le Ministère chargé du développement durable pilote la mise en œuvre de la DCE au niveau national. Il s’appuie pour cela sur l’ONEMA (Office National des Eaux et Milieux Aquatiques) qui assure la coordination technique du programme de surveillance et aide à l’élaboration de nouveaux indicateurs de qualité.

Le Cemagref (Institut de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement) et le BRGM (Etablissement public de référence dans le domaine des sciences de la terre) ont développé d’autres indicateurs d’évaluation à prendre en compte dans la surveillance des eaux du littoral :

  • élément de qualité « Poisson », pour le Cemagref
  • indicateurs hydromorphologiques (profondeur/nature des fonds, renouvellement, exposition à la houle…), pour le BRGM.