Journée DCE littoral en Loire - Bretagne du 24 avril 2014

Le rendez-vous annuel des acteurs de la mise en œuvre de la DCE (directive cadre européenne sur l’eau, qui vise au bon état écologique de toutes les eaux européennes – lacs, rivières, nappes phréatiques, estuaires, eaux côtières) en zone littorale pour le bassin Loire-Bretagne s’est tenu ce jeudi 24 avril 2014 à Nantes.
Il est organisé conjointement par l’agence de l’eau Loire Bretagne - maître d’ouvrage de la surveillance DCE dans le bassin et l’Ifremer/LER MPL qui l’assiste pour la mise en œuvre dans le cadre de la convention de partenariat pluri-annuelle signée le 4 avril 2013.
Après le bilan annuel 2013 et la présentation du programme de travail 2014 les experts thématiques ont fait le point chacun sur les évolutions des indicateurs biologiques de la DCE dont ils sont spécialistes ainsi que sur la prise en compte du contexte physique (hydromorphologie).
De ce fait les exposés ont eu une portée plus large que celle du seul territoire du bassin Loire-Bretagne comme, par exemple :
-    les macroalgues d’estran sont également surveillées en Normandie où elles y sont parfois plus développées que dans les abers bretons !
-    l’indicateur pour les herbiers de zostères a été testé grandeur nature dans le bassin d’Arcachon qui appartient au territoire Adour-Garonne ;
-    le diagnostic des invertébrés de la baie du Mont Saint-Michel s’inspire de travaux faits en Ecosse. Mais une collègue experte de l’université de Vannes, présente dans la salle, fait également le lien avec des travaux en Vilaine.
Il ressort de ces exposés que même après un cycle de 6 ans (un « plan de gestion de la DCE ») de collecte de données et de calcul d’indicateur de qualité, rien n’est encore figé. L’expérience acquise sous le regard des experts sert à améliorer les données et leur interprétation, avec des perspectives au-delà de la DCE : la DCSMM (Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin) devrait s’appuyer en partie sur certains de ces indicateurs dans son programme de surveillance et d’évaluation.
Ce premier cycle de surveillance a permis au bassin Loire-Bretagne de réviser et compléter le précédent état des lieux de 2009 qui souffrait de lacunes dans les données disponibles.