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Recherche de l’origine des sources de contamination en rivière de Pénerf

 

Présentation rapide du projet

L’étude « Recherche des sources de contamination en rivière de Penerf » a démarré en 2010 pour se terminer en 2012. Il s’agit d’identifier l’origine des contaminations microbiologiques observées de manière récurrente depuis 2005 sur ce secteur de production conchylicole.

Cette étude est menée par le laboratoire LER/MPL en partenariat avec le SIAGM (Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Golfe du Morbihan) et le CRC (Comité Régional de la Conchyliculture).

Contexte

Depuis 2005, la qualité microbiologique (paramètre E. coli) des zones de production conchylicole de la rivière de Penerf se dégrade régulièrement, avec des résultats particulièrement élevés observés en fin d’été et en automne. Le réseau REMI permettant aux services de l’état d’établir le classement sanitaire des zones de production en application de la réglementation européenne, a révélé cette dégradation avec pour conséquence le déclassement de la rivière de Pénerf de A en B dans l’arrêté préfectoral de février 2010.

Dès 2009, le syndicat ostréicole de la rivière de Penerf a sollicité l’Ifremer pour la réalisation d’une étude visant à identifier l’origine des contaminations observées, afin que les gestionnaires locaux puissent intervenir de façon ciblée sur les sources de contamination.

Réalisation

 L’étude se divise en deux phases. La première, réalisée de janvier à juin 2010 consistait en un recensement et un traitement statistique de l’ensemble des données environnementales disponibles sur le secteur (suivis SIAGM, DDTM et Ifremer), afin de réaliser une caractérisation spatiale et temporelle des contaminations observées. L’influence des paramètres environnementaux (météorologie, marée) et anthropiques (fréquentation humaine, activités industrielles,…) a été étudiée.

 La seconde phase, de août 2010 à septembre 2012 consiste en un suivi complémentaire des différents apports du bassin versant, au travers de mesures de contamination, de débit et de salinité. Le suivi de la qualité des coquillages dans l’estuaire est également renforcé en terme de fréquence de prélèvements et de nombre de points de suivi.

 La réalisation d’un modèle hydrodynamique est également prévue afin de mieux comprendre la circulation des eaux dans l’estuaire et le devenir des eaux douces potentiellement contaminées.

Résultats attendus

Les résultats de la première phase de l’étude ont montré que la saisonnalité observée sur la contamination des coquillages n’était observée ni sur les résultats de contamination en eau douce, ni en estuaire. Cependant, un certain nombre d’exutoires n’avaient fait l’objet d’aucun suivi, et les débits des différents cours d’eau n’étaient pas connus.

Les résultats de la seconde phase de l’étude doivent donc permettre de réaliser une hiérarchisation des flux bactériens des principaux exutoires recensés sur le bassin versant, et de réaliser leur caractérisation spatio-temporelle.

Ces flux seront également utilisés dans le modèle hydrodynamique afin d’évaluer l’impact potentiel de chacun des exutoires sur les secteurs conchylicoles de la rivière de Penerf.

L’identification des sous-bassins versants ayant le plus d’impact sur la qualité sanitaire des coquillages devra permettre une planification des travaux de reconquête de la qualité du milieu.