11ème Conférence Internationale sur les Dinoflagellés

La 11ème Conférence Internationale sur les Dinoflagellés modernes et fossiles s’est tenue du 17 au 21 juillet à Bordeaux (http://laplf.org/dino11/news.htm). Préparée par le laboratoire EPOC de l’Université de Bordeaux, cette conférence comptait également dans son comité d’organisation trois membres de l’Ifremer (N. Chomérat et K. Mertens pour le LER/BO et R. Siano pour Dyneco/Pelagos).

La classe des dinoflagellés marins, regroupant environ 2000 espèces connues actuellement, est présente dans toutes les mers et océans du globe, de l’arctique aux tropiques en passant par les zones tempérées, des zones côtières au grand large, du benthique au pélagique.

Dans l’Atlantique Nord et le Gulf Stream, ces espèces représenteraient environ 40 % de la diversité des micro-algues alors que cette proportion atteint les 70 % dans le Pacifique. Dans l’Océan Indien et la Mer Rouge, on estime qu’elles interviennent pour presque 70 % de la production primaire.

Micro-algues apparues depuis environ 300 millions d’années, quelques centaines d’espèces actuelles sont connues pour produire des formes de résistance (kystes) lorsque les conditions deviennent défavorables à leur croissance. Ces kystes, modernes ou fossiles, sont utilisés comme traceurs afin de reconstituer les conditions du milieu (paléoécologie, climatologie, prospection pétrolière, …).

Consuello Carbonell-Moore (Oregon University, USA) et Elisabeth Nézan

        

Mona Hoppenrath (Senckenberg Institut, Germany) et Nicolas Chomérat

L’Ifremer était représenté par 7 agents qui ont contribué à 18 communications dont 8 en premier auteur (3 pour le LER/BO). Les thématiques exposées allaient de la production de métabolites et leur rôle dans le changement climatique, à la production de phycotoxines en passant par la description de nouvelles formes de résistance, la revivification de l’ADN ancien et récent en fonction de facteurs limitants ou encore la biogéographie.

Pour les représentants du LER/BO, ce fut également l’occasion de revoir des collaborateurs et partenaires avec lesquels nous publions et/ou avons des projets de recherche. Certains ont utilisé cette opportunité pour prolonger leur séjour en France et poursuivre leurs travaux avec l’équipe à Concarneau.

 Peter Gurdebeke (Ghent University, Belgium), Vera Pospelova (Victoria University, Canada), Stephen Louwye (Ghent University, Belgium) et Kenneth Mertens

Maria Saburova (Kuwait Institute for Scientific Research) et Nicolas Chomérat