Géologie et sédimentologie

Technicien supérieur Géologue Propecteur

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Ingénieur en géotechnique

Nabil

Sur la page "20 métiers à travers 20 portraits"

Chercheur en sédimentologie

Axel est chercheur en sédimentologie au sein du Laboratoire Géodynamique et enregistrement Sédimentaire.

En quoi consiste votre travail ?

Je développe et participe à des actions de recherche en lien avec les projets de recherche de l’Unité Géosciences Marines. Il s’agit de répondre à des appels d'offre nationaux et régionaux, souvent en collaboration avec des collègues d’autres instituts, voire parfois des collègues d’autres disciplines. Mon métier consiste à explorer le fond des mers côtières et plus largement le domaine du plateau continental, afin d’y collecter des données sédimentaires et géophysiques.

De retour au laboratoire, j'analyse et interprète ces jeux de données avec le soutien technique d’autres équipes du département. J’encadre également des étudiants dans le cadre de leur formation (stage, thèse, …). Les résultats de nos travaux sont ensuite valorisés sous forme de publications académiques et plus grand public.

Mes thématiques de recherche sont :

- l'étude de la sédimentation récente et des corps sédimentaires sur les plateformes silico-clastiques et carbonatées (Manche, golfe de Gascogne et territoires d'Outre-Mer, …)  afin de comprendre la dynamique de mise en place des dépôts en lien avec l'hydrodynamisme actuel, les sources sédimentaires et les impacts anthropiques.

- l’architecture des stocks sédimentaires à des échelles de temps plus longues (Quaternaire) sur la plateforme en lien avec les variations du niveau marin et les transferts vers les bassins profonds.

Quelle a été votre cursus de formation ?

J'ai suivi une formation de géologue de terrain à l'Université de Caen, puis Lille et Paris (Master2 en géologie et géochimie sédimentaires). J’ai très vite incorporé des modules de géologie marine à mon cursus avant d’effectuer une thèse de 3e cycle à l’Université de Caen, spécialité Terre Enveloppe Fluide, sur le thème de la "Dynamique de comblement d'un bassin sédimentaire soumis à un régime mégatidal : exemple de la baie du Mont Saint-Michel".

Doctorante

Le sujet de thèse d’Elda porte sur l’étude des glissements sous-marins en mer tyrrhénienne septentrionale et les relations avec les dépôts contouritiques et turbiditiques. Débutée en octobre 2013, sa thèse s’inscrit dans le programme de recherche Pamela, associant Total, l’Ifremer, le CNRS et plusieurs universités.

Pourquoi et comment avez-vous obtenu une thèse à l’Ifremer ?

J’ai suivi des études en sciences de la mer avec une spécialisation en géologie marine en Espagne, à l’université de Vigo. Lors de mon Master 2, ma co-encadrante du CSIC à Barcelone m’a fait connaître les offres de thèse de l’Ifremer. La renommée de l’institut et l’intérêt du sujet proposé en géologie marine m’ont motivée à postuler, d’autant que j’avais déjà étudié des dépôts contouritiques.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre sujet de thèse ?

Mon sujet de thèse nécessite plusieurs approches, car l’étude porte sur différents domaines de la géologie (géotechnique, sédimentologie et sismique) et inclut aussi de la modélisation. Mon travail est diversifié, ce que j’apprécie beaucoup. Cela me permet aussi d’acquérir de nouvelles connaissances en géotechnique et modélisation. Par ailleurs je trouve intéressant d’être régulièrement en contact avec Total et d’appréhender ainsi le point de vue des industriels.

Vous allez effectuer un séjour d’un mois à l’étranger. Quel en est l’objectif ?

Je bénéficie en effet d’une bourse de l’université européenne de Bretagne pour effectuer un séjour d’un mois à l’Ismar-CNR de Bologne. Je vais récupérer et interpréter des données sismiques complémentaires situées dans la zone de la ride de Pianosa, qui permettront d’améliorer la caractérisation du système contouritique étudié, de faire des analyses granulométriques et de bénéficier de l’expertise de cet institut en paléontologie des mollusques marins. C’est l’occasion de développer la collaboration sur les aspects contouritiques et, pour moi, peut-être, d’envisager un post-doctorat là-bas.

Quels sont vos projets ?

Les années à venir seront consacrées à la finalisation des analyses géotechniques, ainsi qu’à l’écriture de deux articles scientifiques issus de conférences internationales auxquelles j’ai participé (2nd Deep-Water Circulation Congress, Gand, Belgique et 7th International Symposium on Submarine Mass Movements and Their Consequences, Wellington, Nouvelle-Zélande).

Qu’est-ce qui pourrait être amélioré ?

La diffusion des offres de thèse. Si ma co-encadrante de M2 ne m’avait pas parlé de l’appel à candidatures doctorales de l’Ifremer, je n’en aurais pas eu connaissance.