Campagnes 2018

Mission GAZCOGNE3

Chef de projet GAZCOGNE : Stéphanie Dupré (REM/GM/LAD)

Chef de mission : Bruno Marsset (REM/GM/LAD)

Lieu : Bassin aquitain

Dates : 27 août - 3 septembre

Navire océanographique : N/O Thalassa

Équipements : Flûte sismique multitrace de l'UR Ifremer/REM/GM (48 traces @ 3.125 m) couplée à une source canon (mini-GI 13 inches3, Genavir) / Sparker (SIG 2000)

Objectifs :

L’objectif de la campagne GAZCOGNE3 est de contraindre la géométrie en profondeur du système fluide microbien du plateau aquitain (Dupré et al. 2014; Pierre et al. 2017; Ruffine et al. 2017) avec la mise en œuvre d’une sismique multitrace dédiée "plateau". Les données existantes de sondeur de sédiments (campagnes ITSAS I, BOBGEO2, GAZCOGNE1 et 2) ainsi que les quelques profils sismiques THR disponibles (Sparker monotrace, campagne ITSAS I) n'ont pas permis, en effet, d'imager le système dans son intégralité. Des roches indurées (carbonates authigènes) présentes en fond de mer et en sub-surface dans le sédiment, sont à l'origine de fortes anomalies d'amplitude, limitant la pénétration du signal.

La nouvelle flûte sismique multitrace dédiée aux études « plateau » (48 traces et inter trace de 3.125 m) de l'unité Géosciences Marines est particulièrement adaptée pour compléter la reconnaissance du système fluide du plateau aquitain. Au cours de la campagne GAZCOGNE3 à bord du N/O Thalassa, cette flûte a été déployée essentiellement avec un canon mini-GI (13 inches3) utilisé pour la stabilité de sa signature et sa puissance (utile en raison de la présence de carbonates) mais également avec une seconde source acoustique le long de quelques profils, un Sparker utilisé pour sa composante très haute résolution. Les données sismiques acquises devraient permettre de mieux imager le toit du système fluide voire la quasi-totalité du système selon l'extension verticale de celui-ci.

Au total ce sont 320 miles nautiques de lignes sismiques qui ont pu être acquis tirant bénéfice d'une météo clémente pour une fin de mois d'août. Le traitement ultérieur des données sismiques, à terre, permettra une imagerie haute résolution de ce "système fluide" et une caractérisation des sédiments de sub-surface par analyse des vitesses de propagation.

En complément de ce premier objectif, des données complémentaires ont été acquises avec les sondeurs coque du N/O Thalassa : l’ADCP (38 kHz) et le sondeur monofaisceau large bande EK80 (18, 38, 70,120, 200 et 333 kHz) pour l’imagerie de la colonne d’eau, et le sondeur de sédiments (1.5-6.5 kHz) pour l’imagerie des couches sédimentaires superficielles.

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Mission SYPOCO - SYstème sédimentaire et de POckmarks de la baie de COncarneau

Chefs de mission : Axel Ehrhold (REM/GM/LGS), Vincent Riboulot (REM/GM/LAD)

Collaborations : SHOM, Université de Nantes, Intechmer, Phares et Balises

Lieu : Baie de Concarneau

Dates : 28 avril-9 mai ; 04-29 juin

Navire océanographique : N/O Thalia

Objectifs :

La baie de Concarneau constitue un laboratoire naturel pour étudier la migration des fluides dans le sédiment jusque dans la colonne d’eau. En effet, au centre de la baie, plusieurs milliers de figures d’échappement au km2 ont été repérées à la surface du fond de mer il y a une quinzaine d’année.

La mission SYPOCO à partir du THALIA a pour objectifs de comprendre dans le temps et l’espace, la dynamique de formation des pockmarks en s’interrogeant sur l’origine et la nature des fluides (cycle du méthane) qui s’échappent des sédiments de la baie ;  sur les chemins de migration qu’ils empruntent jusqu’à la surface du fond de mer ; sur les mécanismes déclencheurs à l’origine de la déstabilisation des fonds et de la formation de ces pockmarks  ; sur la dynamique de ce champ de pockmarks dans le temps ; enfin sur la nature et la structure même des sédiments qui se sont accumulés dans cette baie depuis plusieurs milliers à dizaine de milliers d’année, ainsi que sur le réseau de failles qui fracturent le sous‐sol de cette région armoricaine.

Blog de la campagne SYPOCO

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Mission BICOSE2

Chef de mission : Marie-Anne Cambon-Bonavita (REM-EEP-LMEE)

Collaborations : UPMC AMEX ; MIO ; Universités de Lille et Hamburg ; MNHN

Lieu : Ride Médio Atlantique, la Zone du permis sur les sites TAG et Snake Pit

Dates : du 27 janvier au 11 mars 2018

Navire océanographique : N/O Pourquoi pas?

Engin submersible : Nautile

Objectifs :

Programme multidisciplinaire intégré sur les sites hydrothermaux actifs, TAG et Snake Pit de la ride médio-Atlantique, avec un focus sur les zones inactives et périphériques. Nos études visèrent à confronter les données géologiques, géochimiques, microbiologiques et biologiques, intégrant des approches globales et des approches plus ciblées sur des modèles animaux choisis (Rimicaris exoculata, Rimicaris chaceiet Bathymodiolus puteoserpentis).

Nos objectifs principaux sont :

  1. caractériser plus finement le contexte géochimique des habitats des deux sites et de leurs zones périphériques, le panache et les interactions géomicrobiologiques ;
  2. compléter l’étude de la biodiversité des sites et participer à l’effort d’inventaire et de mise en collection des espèces de l’océan profond et décrire les assemblages, en lien avec les habitats, leurs successions dans le temps et dans l’espace ;
  3. compléter l’étude du cycle de vie d'espèces fondatrices, principalement Rimicaris sp., via la recherche de stades larvaires in situ, de tester la saisonnalité de la reproduction et de la répartition des individus et d’utiliser l’expérimentation in vivo afin d’apprécier les capacités d’adaptation/dispersion et d’inférer des patrons de connectivité ;
  4. mieux caractériser les limites de fonctionnement des symbioses et leur pérennité. 

Blog de la mission BICOSE 2

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