Instrumentation

Activités 2009-2010 du groupe Instrumentation

Le groupe Instrumentation coordonne et organise les travaux autour des engins du département. A ce titre, il prend en charge les missions opérationnelles, s'assure du bon fonctionnement des équipements et sert de relais pour le développement de nouveaux outils.

Vous trouverez ci-dessous une liste de outils utilisés en Géosciences Marines.

Les sismomètres de fond de Mer (Ocean Bottom Seismometer : OBS) sont des outils mis en oeuvre pour le département des Géosciences Marines, depuis maintenant plus de 10 ans. Les acteurs du groupe Instrumentation font corps avec cette problématique depuis la naissance du parc d'instruments de l'Ifremer.
Les campagnes de sismique réfraction constituent le coeur de l'activité du groupe pour les OBS. Ce type d'opération est associé au domaine des structures profondes sous la responsabilité du laboratoire de Géophysique et Géodynamique. Les OBS complètent alors un dispositif incluant la sismique réflexion. Ils permettent, entre autres, de modéliser le sous-sol sur de grandes distances (épaisseur de 20 à 60 km).
Campagnes : SANBA, TAIGER, SPIRALE

Depuis quelques années, dans le domaine des risques naturels, nous sommes sollicités pour enregistrer les mouvements de sismique naturelle. A ce titre nous avons fait évoluer les OBS de la famille MicroOBS pour permettre d'allonger la période d'enregistrement. Ainsi, grâce aux OBS sous-marins, il est possible d'enregistrer des séismes de faible magnitude imperceptibles depuis la côte.

Campagnes : MARMARA-OBS, OBUSAN, HAITI

Les piézomètres sont également des outils mis en œuvre depuis près de 10 ans par le groupe Instrumentation. Cet outil permet de mesurer l'évolution de la pression et de la température dans les sédiments. Il apporte des informations précieuses pour caractériser les propriétés géotechniques du sous sol marin. En 2008, 6 piézomètres d'une nouvelle génération ont été déployés pour la première fois, dans le cadre d'un programme de recherche partenariale. La durée du déploiement étant fixée à un an, les équipements ont été récupérés en juillet 2009. L'opération est un succès puisque l'ensemble des piézomètres V2 ont été récupérés et ramènent des données. Toutefois, quelques problèmes techniques sont tout de même apparus. Un travail de fond a alors été entrepris pour fiabiliser et simplifier l'équipement.

Missions : ERIG3D, RECUPPIEZO.

Plusieurs activités annexes mobilisent également le groupe. On peut citer les bouées dérivantes IBSEN, qui permettent de suivre l'effet des fleuves dans le domaine marin (crue des fleuves et apport de sédiments par exemple).

Les flotteurs Ibsen sont en réalité des sphères flottantes, lestées jusqu'à que l'ensemble soit très légèrement coulant (poids immergé de 100 g). Ils restent au fond du canyon ne pouvant être entrainés qu'en présence d'un courant suffisamment dense et rapide pour qu'ils deviennent flottants (contraste de densité et effet de la turbulence). Equipés d'un capteur/enregistreur de pression, en supposant que leur trajectoire évolue au sein du canyon, ils permettent d'en déduire la trajectoire, évènement après évènement.

On peut aussi citer le travail de remise en état d'un carottier ZENKOVITCH fourni par le BRGM. Le but est alors de fournir un équipement qui fonctionne et qui permet de collecter des sédiments « meubles » (sable) par des profondeurs allant de 0 à 200 mètres. Cet outil servira de base aux équipes du département de Technologie des Systèmes Instrumentaux (TSI) qui ont pour projet de développer un nouvel outil.

Un projet de développement voit également le jour en 2009, il consiste à mesurer la déformation d'un terrain sous-marin. Pour répondre à cette problématique, plusieurs pistes sont exploitées, comme, par exemple, l'utilisation d'une fibre optique (réseau de Bragg), d'une jauge de déformation ou d'un capteur d'angle.
En 2011, ce projet doit aboutir au déploiement d'un prototype sur la zone de travail à proximité de l'aéroport de Nice sur la base du vecteur Piézo V2.
La conception d’une liaison sous-marine sans fil est en cours de développement. Ce système permettra notamment, de concevoir une liaison basée sur la propagation d’un champ électromagnétique dans un dispositif guidé, couplé à une antenne à rayonnement quasi unidirectionnel. L’utilisation de composants de grande diffusion (WI-FI) permettra de réaliser des liaisons hauts débits fiables, sans utilisation de connecteur, principale source de dysfonctionnement des systèmes sous-marins.