Ressources conchylicoles

ECOSCOPA

Faisant suite au REMORA, né en 1993, le RESeau d'observations COnchylicoles (RESCO créé en 2009) a eu ces dernières années une double mission : une surveillance planifiée de la survie des huîtres creuses (RESCO2) et l'observation de leur croissance (ECOSCOPA), voire plus récemment de leur reproduction autrefois étudiée à travers le réseau VELYGER.

ECOSCOPA assure actuellement le suivi de lots sentinelles d'huîtres creuses, déployés sur des sites répartis sur l'ensemble du littoral français. Leur suivi permet l'acquisition de données nationales de croissance, de survie et de reproduction traduisant ainsi la dynamique spatio-temporelle des performances biologiques de Crassostrea gigas. Pour ce faire, des lots correspondant à du matériel biologique standardisé (issu de l'écloserie Ifremer d'Argenton) et à différents stades d'élevage (naissain, 18 mois, 30 mois) sont déployés simultanément sur 8 sites ateliers représentatifs des régions conchylicoles françaises (lagune de Thau, bassin d'Arcachon, pertuis charentais, baie de Bourgneuf, baie de Vilaine, rade de Brest, baie du Mont St Michel, baie des Veys). Parallèlement, des données associées aux variables environnementales (température, salinité, flores) sont acquises.

MYTILOBS

Faisant suite au réseau régional des Pertuis Charentais (REMOULA), né en 2000, le réseau national d'observation de la moule bleue (MYTILOBS) a été étendu à partir de 2012 aux principales régions productrices de la côte Atlantique. Dédié initialement au suivi des performances zootechniques, ce dispositif a progressivement évolué vers un observatoire de la croissance et de la survie de Mytilus edulis du littoral métropolitain. Des moules calibrées, issues du captage de l'année précédente, sont déployées conjointement puis analysées mensuellement dans neuf sites ateliers, représentatifs des régions mytilicoles de la façade atlantique et de la Manche (côte ouest Cotentin, baie du Mont St Michel, baie de Vilaine, baie de Bourgneuf, pertuis breton et pertuis d'Antioche, ces deux derniers comprenant cinq zones d'étude) afin d'en caractériser les variations spatio-temporelles de croissance et de survie en relation avec l'évolution des variables environnementales (température, salinité, pression).

REPAMO

Le REseau de PAthologie des MOllusques (REPAMO), créé en 1992, est le réseau de surveillance de l'état de santé des coquillages du littoral français mis en œuvre par l'Ifremer pour le compte du ministère chargé de l'agriculture. Il vise la détection précoce des infections dues à des organismes pathogènes émergents et exotiques affectant les mollusques marins sauvages et d'élevage. En 2018, il a été mis en œuvre au travers d'une approche d'épidémio-surveillance événementielle s'appuyant sur la déclaration obligatoire des hausses de mortalité de mollusques par les conchyliculteurs/pêcheurs, ainsi que par "tout propriétaire, toute personne ayant, à quelque titre que ce soit, la charge des soins ou la garde d'animaux d'aquaculture au sens du b du 1 de l'article 3 de la directive 2006/88/CE du 24 octobre 2006" auprès des Directions Départementales des Territoires et de la Mer (DDTM). Dès lors que les conditions favorables sont réunies (e.g. précocité de la déclaration, présence de coquillages malades, suspicion de présence d'organismes pathogènes exotiques et/ou émergents...), l'Ifremer intervient en collaboration avec la DDTM pour réaliser des prélèvements de coquillages. Ces prélèvements font l'objet d'analyses diagnostiques par des laboratoires agréés ou le laboratoire National de Référence pour rechercher la présence d'agents infectieux. Les résultats du dispositif de surveillance sont présentés et cartographiés sur la base d'un découpage du littoral français en 123 "zones d'interventions Repamo" (ZIR).