Travaux européens d'intercalibration

La section 1.4.1. de l’annexe V de la DCE prévoit une procédure destinée à assurer la comparabilité des résultats des contrôles biologiques de la qualité des eaux de surface entre les Etats membres (EM), ceux-là étant un élément central de la classification de l’état écologique.

Pour ce faire, les résultats des systèmes de contrôles et de classification des EM doivent être comparés par le biais d’un exercice d’intercalibration. A cette fin, les EM sont répartis en groupes d’intercalibration géographiques (GIG) qui rassemblent ceux partageant des typologies déterminées de masses d’eau de surface.

Dans ce contexte, l’exercice d’intercalibration est réalisé au niveau de chaque élément de qualité biologique et consiste à comparer les résultats de classification des systèmes de contrôles nationaux, et ce pour chacun des types communs définis à l’échelle des GIG.

Un premier exercice d’intercalibration entre les EM s’est déroulé de 2004 à 2006 et a fait l’objet d’un rapport technique (Carletti & Heiskanen, 2009) qui décrit en détail comment l’exercice d’intercalibration a été effectué pour les différentes catégories d’eau et les éléments de qualité biologiques impliqués dans leur évaluation.

La application/pdf Décision de la commission du 30 octobre 2008 a entériné les résultats issus de ce premier exercice. Ceux-ci ont par la suite été traduits dans la règlementation française (arrêté du 25 janvier 2010).

A l’issue du premier round d’intercalibration, certaines lacunes ont été mises en évidence :

  • Les indicateurs biologiques impliqués dans l’évaluation des masses d’eau de transition n’ont pas été intercalibrés,
  • Pour les masses d’eau côtières, certains éléments de qualité faisaient défaut,
  • Tous les EM des GIG n’ont pas participé à l’exercice,
  • Certains résultats ne couvrent pas l’élément de qualité complet mais seulement une partie d’entre eux : intercalibration au niveau du paramètre, par exemple la concentration en chlorophylle-a pour le phytoplancton en masses d’eau côtières (MEC) de Méditerrannée,
  • Des réserves ont été émises concernant le degré de comparabilité entre les résultats et le niveau d’ambition des différents systèmes de classification nationaux,
  • Des lacunes ont été identifiées quant à l’exhaustivité de la couverture des typologies de masses d’eau, et sur celle des pressions auxquelles celles-ci sont soumises,
  • Enfin, d’autres réserves ont été formulées quant au mode de définition de critères pour identifier une référence commune entre les EM, procédure essentielle en vue de l’établissement de valeurs de référence et de limites de classes de qualité pertinentes (notion de « benchmarking »).

Aussi, la Commission Européenne a souhaité l’organisation d’un second exercice d’intercalibration entre 2008 et 2011, afin de combler ces lacunes et d’améliorer la comparabilité des résultats à temps pour la mise en œuvre des deuxièmes plans de gestion des bassins hydrographiques (SDAGE) en 2015.

Elle a, dans ce sens, produit un document guide ainsi que divers outils formulant des règles strictes afin d’apporter un meilleur cadrage à la méthodologie à suivre dans les différents GIG pour la prise en compte et la comparaison des indicateurs nationaux :

 L'ensemble des EQB et des typologies de masses n'a pas pu être intercalibré à l'issue de ce second round, c'est pourquoi les travaux se poursuivent actuellement et ce jusqu'à l'horizon 2016.

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