MASTER

2019-2022 : Projet MASTER, financé par l’Union Européenne

Microbiome Applications for Sustainable food systems through novel TEchnologies and EnterRprise 

 

Objectifs

 Bien que les microorganismes dominent presque toutes les niches écologiques de notre planète, ce n’est que depuis 10-15 ans que nous avons commencé à mieux comprendre la composition et la fonction des communautés microbiennes (microbiomes) grâce aux avancées majeures des technologies de séquençage d’ADN à haut débit (HTS). Ces approches ont permis pour la première fois une analyse complète des microbiomes. À la suite de recherches cognitives en utilisant les technologies HTS de microbiomes, le domaine a évolué pour exploiter les connaissances fournies et aboutir au développement d’un nouveau marché industriel se chiffrant en milliards d’euro, axé sur la caractérisation et la modulation des microbiomes. La grande majorité de cet investissement s’est fait dans le domaine clinique. En revanche, on en sait beaucoup moins sur les microbiomes dans les chaînes alimentaires complexes, ce qui rend l’exploitation des données pour développer des systèmes alimentaires plus durables et produire des produits innovants plus difficile, et ceci malgré l’importance évidente des microbes dans l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Au travers de l’analyse des microbiotes de toute la chaine des denrées alimentaires (environnement, animaux, plantes, aliments transformé, déchets et portage humain), MASTER travaillera avec l'industrie et d'autres parties prenantes pour développer et améliorer des tests sur mesure, des kits de laboratoire, des équipements et des outils bioinformatiques afin d'assurer la sécurité et durabilité des systèmes alimentaires.

Dans le projet, EM3B sera impliqué plus particulièrement sur l'utilisation de bactéries lactiques pour la biopréservation de produits marins, l'idée étant de regarder l'impact du microbiote initial sur l'implantation et l'efficacité des souches bioprotectrices. L’ajout de probiotiques dans l'alimentation du poisson et son incidence sur la croissance et la qualité de la chair sera également examiné. Les souches utilisées en biopréservation fournies par l’Ifremer seront tout particulièrement étudiées. Leur persistance dans l’intestin et leur présence, par contamination croisée, très tôt dans la chaine de production alimentaire peut être un atout pour augmenter l’efficacité de la biopréservation.

 

Partenaires :

-          Coordinateur : Paul Cotter, Teagasc (the Agriculture and Development Authority)

-          34 partenaires de 13 états membres, 2 pays associés et 2 internationaux, dont 16 industriels (Danone, Ch. Hansen, Quiagen…)