SeaDataNet

SeaDataNet est un système standardisé d’archivage des données qui permet de compiler de nombreuses data collectées depuis les campagnes océanographiques ou les systèmes d’observation automatisés. Cette infrastructure, qui repose sur un réseau international, contribue ainsi au développement de la recherche d’excellence en Europe.

Mené de 2006 à 2015, les projets européens SeaDataNet ont impliqué des instituts de recherche et centres de données marines de 34 pays, du nord-est Atlantique et mers adjacentes, de l'Arctique à la Méditerranée et la mer Noire.

Contexte

La demande sociétale en matière de surveillance, prévision et impact de l’évolution climatique, ainsi qu’un certain nombre de d’activités comme la pêche, la pose des câbles de télécommunication et la prospection offshore, rendent vital l’accès à des données marines de qualité, en particulier de longues séries temporelles.

Les données des mers européennes sont produites par un système d’observation très fragmenté et hétérogène: campagnes de recherche sur les navires, sous-marins, avions et diverses autres plateformes autonomes, fixes ou dérivants ainsi que des satellites. Plusieurs centaines de paramètres physiques, géophysiques, géologiques, biologiques et chimiques sont ainsi couramment mesurés.

Fonctionnement

Les projets européens FP6-SeaDataNet et FP7-SeaDataNet II, coordonnés par l’Ifremer, ont mis en place une infrastructure pan-européenne d’archivage et de gestion des données pour normaliser, pérenniser et faciliter l’accès intégré aux données océanographiques mesurées par les pays bordant les mers européennes via un portail unique. A cette fin, il a mis en réseau les structures existantes et notamment les Centres Nationaux de Données Océanographiques de 34 pays limitrophes.

Pendant la première phase du projet, SeaDataNet rassemblait ainsi 49 partenaires, coordonnés par l'Ifremer :

  • 40 plateformes transnationales de données marines, centres nationaux de données océanographiques et centres de données satellitaires,
  • 4 centres de modélisation scientifiques,
  • 3 organisations internationales,
  • deux organismes associés pour permettre l’élaboration de produits de données et assurer la conformité des normes et des procédures utilisées.

Le nombre de centres de données connectés et de données disponibles a ensuite doublé pendant la 2ème phase du projet, en passant à 102 centres connectés au système SeaDataNet.

Au total, près de 1,8 million de stations, séries temporelles ou trajectoires, collectées par plus de 500 laboratoires de recherche des pays limitrophes des mers européennes, sont décrites dans l’infrastructure, dont 87% accessibles sans restriction d’accès. Toutes les données sont traitées et décrites en utilisant des procédures, des logiciels et des vocabulaires communs créés par le projet afin de faciliter l’interopérabilité des différentes sources données. Elles sont diffusées à des formats standardisés définis par le projet.

Evolutions

L’infrastructure doit s’adapter de façon permanente aux nouvelles technologies pour rester compétitive. Par ailleurs, les méthodes de collecte de données changent également et produisent des volumes des données de plus en plus importants ainsi que de nouveaux types de données. Cela nécessite une adaptation permanente des systèmes. C’est pourquoi une troisième phase du projet est en route pour faire face à ces nouveaux défis. En mars 2016, le consortium SeaDataNet, associé au consortium technique EUDAT qui offre des services de calculs intensifs et des espaces de stockage de type cloud, a répondu à l’appel d’offre européen concernant les « Infrastructures de recherche avancées ».