Conseils de réalisation

Cette page est conçue à l'attention des professeurs référents et des élèves participant à la compétition Lumexplore Junior, afin de leur donner quelques clés sur la réalisation de court-métrages scientifiques, tant sur le fond que sur la forme. Le Jury sera sensible à la prise en compte des différents points listés ci-dessous.

Un grand merci à Alain Tixier, Président du festival Lumexplore, et grand réalisateur des Carnets de l'Aventure et d'Ushuaïa, pour sa bienveillance sur le contenu de cette page !

Le premier point important : La narration

L'histoire est-elle bien racontée ?
Le spectateur doit rester capté 10 minutes grâce à la tension du récit dont on ne sait si le sujet scientifique ou environnemental l'intéresse ou non au départ.
Une histoire bien racontée est une histoire dans laquelle on avance en se posant les bonnes questions et en amenant des réponses claires.
Suivre un élève ou un personnage extérieur, créer une dramatique, répondre à la problématique initiale juste avant le générique... sont des moyens de conserver l'attention du spectateur.
Rédiger l'histoire de manière manuscrite permet de vérifier qu'elle respectera la durée du film (10 minutes maximum).

Le second point important : L'intérêt du sujet

Le thème choisi est-il pertinent ? Peut-on parler d'un film basé sur une démarche d'exploration ?
Le festival Lumexplore consacre des documentaires dont le cœur du message est lié à l'exploration scientifique et environnementale. Si les professionnels courent le Monde (et l'Espace) pour ramener des images toujours plus étonnantes, l'exploration locale, même à quelques mètres de votre établissement, peut se révéler tout aussi surprenante...
Les films qui associent plusieurs matières scolaires (sciences dures, sciences cognitives, matières littéraires et artistiques, langues étrangères...) ont une valeur ajoutée multipliée face à un court-métrage basé sur une seule discipline.
Privilégiez des lieux insolites peu arpentés par le public, restez curieux du patrimoine qui vous entoure, choisissez un sujet qui oblige à se poser des questions en permanence... Levez le nez, regardez sous les pierres, mettez la tête sous l'eau... Vous découvrirez des mondes encore inconnus... !

La médiation scientifique et environnementale

Retrouve-t-on les notions d'engagement, de création et de transmission des connaissances à l'autre ?
Le festival Lumexplore, en référence aux premiers explorateurs envoyés par Auguste Lumière pour ramener des images du Monde, a l'ambition de faire découvrir au grand public les dernières nouveautés sur les recherches scientifiques à travers des expéditions, et l'impact que ces recherches ont sur notre environnement et la vie quotidienne.
Lumexplore Junior encourage la même exigence pour les établissements en compétition !
Expliquer avec des mots simples mais toujours rigoureux, transmettre un message informatif dont les sources ont été croisées et vérifiées, sont des points positifs pris en compte par le Jury.

La qualité de l'image et du son

Les images sont-elles nettes et bien cadrées ? La lumière est-elle bien utilisée ? Le son est-il audible ?
Même si les établissements n'ont pas les capacités d'utiliser du matériel professionnel pour le son et l'image, le soin porté à l'exposition et à la clarté de l'image, et la compréhension des conversations notamment en extérieur, seront analysés.
Les spectateurs sont habitués à écouter un son de qualité : une bande son médiocre peut les déranger et les faire passer totalement à côté du film...
Attention également aux bruits ambiants, qui peuvent parasiter la bande son.

Le montage

Permet-il une bonne compréhension du sujet ? Les codes techniques d'un court-métrage professionnel ont-ils été respectés ?
Si la narration est bien construite, si la production d'images permet d'avoir suffisamment de rushs pour ne conserver que les plus belles images et les plans les plus pertinents, le montage sera un prolongement naturel.
Pour aider au montage, ne pas hésiter à varier les angles de prises de vues et les focales (plans larges, plans serrés) au cours de la même séquence, quitte à la refaire une seconde fois pour assurer les plans manquants.
Privilégiez des plans courts, qui dynamisent le récit. Vérifiez systématiquement la réalisation de manière régulière, pour vérifier que les raccords sont toujours bien calés entre image et son.

Les interviews

L'exploration est (souvent) synonyme de rencontre... Que votre projet bénéficie de partenaires comme des organismes scientifiques, des associations environnementales, voire des entreprises (bureaux d'études...), n'hésitez pas à intégrer des morceaux d'interviews dans votre court-métrage.
L'interview d'une personne de langue étrangère est une belle opportunité si elle se présente... Enfin, échanger avec un randonneur, un plaisancier, un habitant, sont des atouts pour la compétition Lumexplore Junior !

Les voix off

Pour des raisons de confort sur la qualité du son, vous choisirez peut-être d'avoir des voix off. Faites des essais de voix avec un micro auprès de tous les élèves, pour voir celles qui sont les plus claires et les plus dynamiques.
Privilégiez deux voix off : l'une masculine qui serait la voix des "questions", l'autre féminine qui serait la voix des "réponses".
Dans tous les cas, évitez les longs monologues et respectez des temps de pause dans le film, avec de la musique pertinente ou des sons ambiants (le bruit d'une cascade, le chant d'un oiseau...).

Les droits Musique et Images

Réaliser un court-métrage, c'est réaliser des interviews et intégrer de la musique :
- Le droit à l'image : demandez l'autorisation aux personnes concernées, si vous filmez des plans serrés sur des personnes que vous interviewez.
Vous trouverez des formulaires sur le site Internet "Service Public" : www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F32103
- Les droits en musique : privilégiez des musiques libres de droits, que vous pouvez télécharger sur des sites Internet officiels.
Dans le cas où vous souhaiteriez mettre une œuvre privée non libre de droit, vous devez vous rapprocher de la Sacem : clients.sacem.fr/

Le générique

C'est la fin de votre film, mais ce n'est pas pour autant qu'il faille le négliger... !
Privilégiez un fond noir, une police lisible et visible, et une vitesse de défilement adaptée à la lecture.
Remerciez vos partenaires, les personnes interviewées, les entités qui vous ont permis de filmer en intérieur ou à l'extérieur, donnez les références musicales...
Enfin, apposez le crédit de votre court-métrage : © Nom de votre établissement | Année de réalisation.