Des crédits supplémentaires pour l’Ifremer

Pour amortir le choc de la pandémie de COVID 19 sur l’économie française, le Gouvernement a mis en place des mesures de soutien inédites destinées à redresser l’activité, un programme baptisé France Relance. L’Ifremer en tant qu’établissement publique de recherche est éligible à ce plan et profite de crédits supplémentaires de l’Etat pour le financement de projets, en cours ou à venir. Découvrez tous les projets de l’Ifremer bénéficiaires du fonds France Relance.

7 millions d’euros pour 13 projets immobiliers

Présent sur toutes les façades de l’hexagone et en Outre-mer, l’Ifremer dispose d’un réseau d’implantations conséquent sur le territoire national. Le plan de relance contribuera à améliorer les performances énergétiques de ce vaste parc immobilier. Treize projets initiés par l’Ifremer ont ainsi obtenu le financement de France Relance à hauteur de de 7 millions d’euros.

BATIMER

La majorité de l'enveloppe du plan de relance (plus de 6 millions d’euros) sera consacrée à la construction du projet BATIMER sur le Centre Ifremer de l’Atlantique à Nantes.

Ce bâtiment accueillera les équipes de recherche de l’institut concernées par la thématique des micro-algues toxiques et nuisibles et celles concernées par l’environnement et les ressources. Sur une surface de 3800 m2, le nouvel espace affiche son ambition en matière d’éco-conception avec notamment un choix d'isolation par l'extérieur, l'utilisation privilégiée du bois à l'intérieur du bâtiment, l’installation d’une centrale photovoltaïque et le raccordement à un réseau de chaleur biomasse. Les économies d’énergie attendues sont estimées à 65 % par rapport au bâti actuel.

Ce projet est réalisé dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région 2015-2020 et est co-financé par :

Autres chantiers stratégiques qui bénéficient de ce plan de relance: le remplacement de deux chaudières à fioul par deux pompes à chaleur sur les sites Ifremer d’Argenton et de Port-en-Bessin. À Palavas, c’est une chaudière à gaz qui laissera la place à une thermofrigopompe. Objectif : à une énergie polluante et carbonée substituer une énergie moins émettrice – l’électricité- dont 50 % du volume sera issu d’énergies renouvelables. Des changements qui ne sont pas anodins car ces installations, destinées notamment à chauffer l’eau des bassins pour les coquillages et les poissons, sont gourmandes en termes de consommation. A noter également des travaux d’isolation par la toiture au Centre de la Seyne-sur-Mer, avec là-encore une réduction des dépenses en chauffage.

Au final, la baisse sur la facture énergétique globale de l’Ifremer sera substantielle avec près de 2 millions de KWh (1 952 356) économisées par an et une diminution annuelle des émissions de gaz à effets de serre de près de 370 000 (368 330) kg eq CO2.

 

« Le plan de relance fait se rencontrer les besoins de rénovation du parc immobilier de l’Ifremer et l’urgence économique que constitue la reprise du secteur du bâtiment. Toutes les opérations que nous réalisons sont nécessaires mais étaient programmées à une échéance plus lointaine. Les crédits supplémentaires alloués vont nous permettre d’accélérer le calendrier des chantiers pour une livraison des projets étagée entre 2021 et 2022 »

Patrick Vincent, Directeur général de l’Ifremer

Une vingtaine d’emplois de R&D soutenus à terme

La mesure de préservation de l’emploi en recherche et développement est une mesure phare du plan de relance : elle vise à renforcer les liens entre la recherche publique et les entreprises tout en préservant les compétences nationales en R&D. 1 400 salariés du privé pourront être mis à disposition d'un laboratoire public, sans rupture de leur contrat de travail, ou effectuer une thèse pour renforcer leurs compétences. Leur salaire sera pris en charge par l'Etat à hauteur de 80% dans le cadre d'un contrat de recherche entre leur entreprise employeuse et le laboratoire public. Enfin, pour favoriser l'insertion professionnelle de jeunes diplômés et de jeunes docteurs 600 jeunes bac + 5 seront embauchés dans des laboratoires publics pour être mis à disposition d’entreprises privées et 500 post-doc seront financés par l’État dans le cadre d'une collaboration entre un laboratoire public et une entreprise.

Dans ce contexte, l’Ifremer a travaillé avec des entreprises éligibles à la mesure en élaborant des projets communs reposant d’une part sur l’ouverture de ses laboratoires à des chercheurs et ingénieurs du privé et, d’autre part, sur la mise à disposition des entreprises de jeunes diplômés et jeunes docteurs embauchés en CDD par Ifremer. Un total d’environ 20 à 25 ETP (Équivalent Temps Plein) pourrait ainsi être concerné par de tels projets. Les discussions visant à une contractualisation à venir sous l’égide de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) sont en cours.

Des financements potentiels pour la pêche et l’aquaculture durable

Le secteur maritime n’est pas oublié dans le plan de relance. Pour accompagner les filières pêche et aquaculture sur le chemin d’un modèle plus vertueux, le ministère de la Mer mobilise 50 millions d’euros sous la forme d’appels à projets. Les deux premiers sont lancés et s’adressent aux acteurs professionnels qui souhaitent investir dans le développement durable ou améliorer la performance énergétique ou environnementale des navires et bateaux des filières pêche et aquaculture. A la demande des professionnels, les instituts de recherche spécialisés à l’instar de l’Ifremer peuvent être impliqués et financés comme partenaires scientifiques des différents projets. L’Ifremer a proposé son concours aux principales organisations de la pêche, de la conchyliculture et de l’aquaculture en les informant des compétences dont l’institut peut les faire bénéficier dans le domaine des engins innovants, des données halieutiques, de la prévention des blooms d’algues toxiques et des maladies, etc.

Une première vague de projets devrait être sélectionnée fin avril et une seconde vague devrait intervenir courant 2021. À suivre…

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