Une carotte marine révèle l’empreinte environnementale de l’homme en Afrique centrale il y a 3000 ans

Une équipe de chercheurs de l’unité Géosciences marines du Centre Ifremer Bretagne a rédigé un article paru le 9 février dans Science. L’étude géochimique d’une carotte de sédiments marins, prélevée à 900 mètres de profondeur au large du Congo, suggère que l’arrivée des premiers agriculteurs en Afrique centrale, il y a environ 3000 ans, a eu un impact environnemental important sur la forêt tropicale.

Une accélération soudaine de l’intensité de l’érosion chimique des sols a en effet été détectée pour cette période et reflète, d’après les scientifiques, une intensification des activités humaines, très probablement liée à l’introduction de l’agriculture.

Ces résultats remettent en question l’hypothèse de l’origine purement climatique de l’épisode de déforestation de la forêt tropicale d’Afrique centrale du premier millénaire avant J.-C.

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application/pdf Carotte marine