Production des moules de bouchot : quel impact sur l’environnement ?

Dans la baie du Mont-Saint-Michel, la production de moules s’étale sur quelque 248 km de pieux en bois. Pas de panique ! Cette activité, plutôt favorable à l’environnement, pourrait même participer à l’atténuation du changement climatique et de l’eutrophisation.

Entre Bretagne et Normandie, les moules de bouchot de la baie du Mont-Saint-Michel, c’est une production annuelle d’environ 10 000 tonnes de coquillages - soit 1/8 de la production française - encadrée par une appellation d’origine protégée. C’est, au cœur d’un site d’exception, une activité soucieuse de s’inscrire dans une démarche de durabilité, dont les chercheurs de l’Inra et leurs collègues de l’Ifremer ont exploré les effets sur l’environnement.

De la récolte des naissains au conditionnement des coquillages pour l’expédition et la vente, de l’implantation des pieux de bois ou bouchots, au devenir des coquilles vides, les scientifiques ont analysé les différents facteurs de la production des moules (Mytilis edulis), révélant le faible impact de la mytiliculture sur l’environnement.