Coopération entre l'EMBL et l'Ifremer pour faire progresser les sciences océaniques

Les deux organisations ont signé un protocole d'entente pour soutenir la coopération scientifique dans l’exploration des écosystèmes côtiers et océaniques, l’étude de la biodiversité marine et la compréhension des interactions hôte-pathogène-environnement en milieu marin.

Une signature pour soutenir la coopération scientifique

Edith Heard, directrice générale de l'EMBL, et François Houllier, président et directeur général de l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (Ifremer), ont signé un protocole d'entente visant à encourager la collaboration scientifique entre leurs organisations respectives.

L'Ifremer est un organisme public français, reconnu au niveau international comme pionnier dans le domaine des sciences de la mer. Ses objectifs portent sur la protection et la restauration de l'océan, la gestion durable des ressources marines, ainsi que le partage des données, des informations et des connaissances sur l'océan. 

En tant que laboratoire de référence pour les sciences de la vie en Europe, l’EMBL se spécialise dans le domaine de la recherche fondamentale en biologie moléculaire, développe de nouvelles technologies et méthodes en science de la vie, et œuvre pour une plus grande intégration de la science au niveau européen.

Le partage des données comme volet important de collaboration

L'Ifremer a déjà collecté une grande quantité de données marines et va pouvoir apporter son expertise et ses infrastructures en sciences océaniques. Par ailleurs, l'EMBL a développé des technologies permettant d'entreprendre des mesures multidimensionnelles, telles que des technologies avancées en imagerie et en omiques, et d'intégrer des variables environnementales.

"Ces données peuvent donner lieu à d’importantes collaborations en matière de recherche dans le cadre du nouveau programme de l’EMBL, et plus spécifiquement en biologie planétaire," explique le professeur Heard. "Ceci est particulièrement intéressant compte tenu des intentions de l'EMBL de lancer une expédition scientifique sur le littoral européen, qui pourrait s'articuler parfaitement avec les projets de l'Ifremer." 

“L'EMBL a des compétences remarquables en biologie moléculaire, “ renchérit François Houllier. “Réciproquement, l’Ifremer a un socle de compétences en biologie et écologie marines. Grâce à notre partenariat, nous pourrons développer de nouvelles approches comme l’étude de l'ADN environnemental dans les grands fonds et les milieux marins littoraux et côtiers que l’Ifremer étudie de longue date, ou pour l’évaluation des ressources halieutiques.”

Les chercheurs des deux organisations vont être en mesure d’unir leurs forces, notamment dans les domaines de la biodiversité marine et des interactions hôte-pathogène-environnement.

Cette collaboration, et les perspectives qu'elle offre, s'appuie sur des interactions et des discussions entre l'EMBL et l'Ifremer, et d’autres institutions travaillant dans le domaine de la biodiversité et des sciences océaniques, telles que le Centre européen de ressources biologiques marines (EMBRC). Plus récemment, un atelier en ligne sur l'ADN environnemental en milieu marin a été organisé en avril 2021 par l'EMBL, l'Ifremer et la Fondation Tara Océan.

L’EMBL est le laboratoire de référence pour les sciences de la vie en Europe.
Fondé en 1974, l’EMBL est une organisation inter-gouvernementale soutenue par 27 états membres, 2 futurs états membres et 2 états membres associés. La recherche fondamentale en biologie moléculaire qui y est faite vise à mieux comprendre l’histoire de la vie.
L’organisation offre également des services à la communauté scientifique, forme la prochaine génération de scientifiques, et œuvre pour une plus meilleure intégration des sciences de la vie en Europe.
C'est un laboratoire international, innovant, et interdisciplinaire. Les scientifiques travaillent en groupes indépendants ; ils dirigent des projets de recherche et offrent des services dans tous les domaines de la biologie moléculaire. Les recherches mènent au développement de nouvelles technologies et méthodes. L’organisation fait en sorte que les connaissances développées en laboratoire profitent à toute la société.