L’océan sous haute surveillance

Michel Marchand

Du contrôle de la qualité bactériologique des coquillages initié par des restaurateurs parisiens au début du 20 ème siècle, au contrôle du bon état écologique des mers européennes au 21 ème siècle, la surveillance du milieu marin a profondément évolué en un siècle. Cette évolution est à la fois le reflet et une réponse à la dégradation du milieu marin, soumis comme les autres milieux naturels à la pression incessante qu’exercent nos sociétés sur la nature.

Les réseaux de surveillance sont des indicateurs de la crise écologique actuelle. L’Ifremer est en charge d’un certain nombre de ces réseaux qui surveillent la qualité microbiologique, chimique et biologique du milieu marin. Ceux-ci répondent à des politiques publiques issues, soit de règlements européens qui prévoient le classement des zones de production de coquillages et un suivi régulier de ces zones, soit de directives européennes, comme la Directive cadre sur l’eau qui concerne les eaux littorales et la récente Directive cadre stratégie pour le milieu marin qui se situe à l’échelle de l’ensemble des mers européennes.