70 ans après le naufrage : les premières recherches de l’épave

Malgré les années qui passent, deux guerres mondiales, une crise économique internationale, et des progrès technologiques qui auraient dû logiquement faire oublier ce tragique « faux pas » de la technique, le souvenir du naufrage reste vivace dans la mémoire collective.

Soixante-dix ans après le naufrage, au début des années 80, des missions à la mer tentent de retrouver l’épave, mais restent vaines : soit parce que la zone de recherche est mal définie, soit parce que les moyens mis en œuvre ne sont pas adaptés. Ainsi, malgré le fait que les sonars utilisés au cours de deux missions en 1981 et 1983 soient les plus performants de l’époque, la résolution reste insuffisante pour l’un, et la portée insuffisante pour l’autre.
En 1984, l’Ifremer termine à Toulon la construction d’un sonar latéral profond à haute résolution et grande portée : le SAR (Système Acoustique Remorqué) destiné à la reconnaissance géomorphologique du plancher océanique, en Mise à l'eau du SAR à partir du navire océanographique le Suroit.particulier pour l’inventaire des zones recouvertes de nodules polymétalliques.

Suite à des essais de courte durée à faible profondeur (de l’ordre de 1000 mètres) menés au large de Cassis au cours de l’été 1984, ses concepteurs le déclarent opérationnel. Toutefois, il doit encore réaliser des tests d’endurance à grande profondeur puisqu’il a été conçu pour pouvoir opérer jusqu’à 6000 mètres. Ces essais impliquent d’embarquer sur le navire support un certain nombre d’ingénieurs tout en menant des recherches à caractère scientifique.

Ces raisons ont conduit l’Ifremer à s’intéresser au Titanic. Reposant dans des fonds compris entre 3600 et 4000 mètres, cette « cible » convient parfaitement à ces essais et à un enjeu scientifique dans cette zone proche d’un talus instable où les avalanches peuvent avoir des effets.

Robert Ballard de l’institut océanographique américain de Woods Hole (Woods Hole Oceanographic Institution – WHOI) propose une action commune avec l’Ifremer. Ces deux instituts ont déjà collaboré lors de la campagne grands fonds Famous en 1973 et 1974.

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