La diversité dans nos assiettes affecte-t-elle la biodiversité dans l'océan ?

Marie-Joëlle Rochet

Une variété d’espèces est consommée à travers le monde, avec des contrastes entre pays. L’océan est habité par une très grande diversité d’espèces de poissons et d’invertébrés marins dont les dimensions, les modes de vie, d’alimentation et de reproduction sont variés. Ces espèces assurent des fonctions différentes et complémentaires dans les écosystèmes marins : c’est ce qu’on appelle la diversité « fonctionnelle ». Finalement, divers engins de pêche mettent à profit les comportements des poissons pour les capturer. Selon la taille, la forme et les habitudes de leur cible, ces engins capturent des mélanges d’espèces différents.

La composition de la pêche modifie-t-elle les communautés marines ? La nouvelle Politique Commune des Pêches de l’Union Européenne prévoit une obligation à débarquer une grande partie des captures, de façon à réduire les rejets. En théorie, on peut craindre qu’une concentration de la pression de pêche puisse affecter la biodiversité, mais il est difficile d’observer ces effets.

On peut cependant conclure que diversifier notre consommation de poissons n’est probablement pas dommageable , et plutôt agréable !

La conférence de Marie-Joëlle Rochet, que vous pouvez regarder ci-dessous, est traduite en langue des signes

Manger mieux, plus varié et en respectant la mer… c’est possible. Des scientifiques de l’Ifremer, un chef cuisinier et une artiste transmettent ici ce message simple : les espèces de poissons, mollusques et crustacés les moins connues sont dignes de notre cuisine et de notre table. Et en changeant son ordinaire, chacun pourrait contribuer à maintenir l’équilibre écologique des fonds marins, tout en faisant des économies, car ces poissons méconnus sont aussi souvent moins chers.

Dans ce petit livre à mettre dans toutes les cuisines (familiales comme collectives), les auteurs expliquent, de manière souvent drôle, comment choisir et cuisiner son poisson (deux douzaines de recettes pour toute sorte d’espèces différentes) tout en ayant conscience de l’impact des méthodes de pêche utilisées. Parce qu’un poisson cuisiné avec amour (de la mer) a forcément meilleur goût.

Livre disponible en suivant ce lien