Atelier régional sur la ciguatéra en Polynésie française

Atelier régional sur la ciguatéra en Polynésie française :

un exemple de collaboration fructueuse entre l’ILM, l’AIEA, la NOAA et l’IOC-UNESCO

 

La ciguatéra est une intoxication alimentaire résultant de la consommation de poissons lagonaires appartenant à des espèces habituellement comestibles. C’est la plus importante des intoxications par produits de la mer, puisqu’on estime à 100 000 le nombre de personnes intoxiquées chaque année. Autrefois limitée aux zones tropicales et intertropicales du globe, cette intoxication est désormais signalée de manière croissante dans des régions jusqu’à présent épargnées, et ce jusqu’aux portes de la Méditerranée.

Compte tenu de l’impact sanitaire et économique non négligeables de cet ichtyosarcotoxisme, et face à la nécessité d’un renforcement des capacités de surveillance de la ciguatéra dans les pays de la zone Asie-Pacifique, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et l’Institut Louis Malardé (ILM) ont organisé un atelier régional sur la ciguatéra à Tahiti, qui s’est tenu du 2 au 13 Mars 2015 à l’ILM. Cette action s’inscrit dans le cadre du projet régional  RAS7/026 de l’AIEA, qui vise à promouvoir l'utilisation du test radioligand-récepteur (RBA) pour réduire les effets néfastes des efflorescences algales nuisibles sur la sécurité sanitaire des produits de la mer.

Au total, cet atelier a réuni pas moins de 17 participants originaires de Chine, Indonésie, Malaisie, Pakistan, Philippines, Thaïlande, Viet Nam, Iles Marshall, Wallis & Futuna, et Oman (Fig.1).

L'équipe d’encadrement était composée de plusieurs membres de l’équipe ESSENTIA (UMR-EIO),  de Jacob Larsen (IOC Science and Communication Centre on Harmful Algae-UNESCO) et de Patricia Tester (National Oceanic and Atmospheric Administration-NOAA). Le programme comprenait notamment une série de conférences couplées avec des sorties sur le terrain, ainsi que plusieurs formations pratiques et démonstrations sur les techniques classiquement utilisées en matière de surveillance de la ciguatéra : méthode d’échantillonnage passif du phytoplancton benthique (Fig.2), identification des principales espèces de dinoflagellés présents dans les biotopes ciguatérigènes par microscopie optique (Fig.3), isolement de ces espèces en vue de l’établissement de cultures in vitro, extraction chimique des toxines ciguatériques à partir de différents types de matrices biologiques (Fig.4), analyses toxicologiques au moyen du test RBA, etc.

Cet atelier régional qui a fait l’objet d’une forte couverture médiatique localement (Fig.5), a également été l’occasion de discussions fructueuses entre les officiels de l'AIEA ainsi que les experts et représentants des états-membres présents, afin de réactualiser le plan d’action du projet RAS7/026, en particulier en ce qui concerne la mise en place d’un plan de suivi de l’état d’avancement des activités de monitoring dans chaque pays concerné, et d’un programme de compilation et partage des données ainsi recueillies.

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