Thématiques

Les objectifs du LM2E sont d'apporter des éléments de réponse aux questions suivantes:
 - quelles sont les limites physico-chimiques actuelles de la vie sur Terre?
 - quelles en sont les limites géographiques dans l'océan et dans les plaques océaniques?
 - quelle est la diversité phylogénétique et métabolique des organismes vivants dans les milieux extrêmes?
 - quel est leur rôle dans la biosphère?
 - quels mécanismes ont-ils mis en oeuvre pour accomplir leur cycle vital dans ces conditions?

Pour tenter de répondre à ces questions, le LM2E (et les laboratoires qui l'ont précédé) a décidé d'explorer les milieux qui sont les plus à même de fournir des données pertinentes, à savoir les sources hydrothermales océaniques profondes, les écosystèmes de suintements froids des marges continentales et le plancher océanique créé au niveau des dorsales et sédimenté au fil des temps géologiques.
 Ces écosystèmes possèdent en commun, au delà de la pression et des températures extrêmes, d'être pratiquement indépendants de l'énergie solaire, de reposer principalement sur la chimiosynthèse. Souvent distants géographiquement, ces milieux sont en communication via l'eau de mer et peut-être même via les fluides qui circulent en profondeur dans le plancher océanique. Leur localisation impose le recours à des technologies sous-marines avancées, technologies développées par l'Ifremer (cf. moyens d'exploration)

Compte-tenu des points communs existant entre ces environnements, le LM2E a fait le choix de poursuivre et développer des actions scientifiques dans ces différents contextes environnementaux. La chronologie des découvertes fait que le bilan des connaissances varie énormément selon le type d'environnement considéré. Certains écosystèmes en sont encore au stade de l'exploration préliminaire alors que d'autres peuvent déjà faire l'objet d'études de fonctionnement, ou ont même fourni des modèles biologiques étudiés à l'échelle moléculaire, génomique et cellulaire.

Pour ces raisons, une approche comprenant trois volets complémentaires a été retenue:
  - l'exploration de la diversité microbienne: bactéries, archées et virus  
  - l'étude du fonctionnement de ces communautés microbiennes et leurs interactions avec leur environnement minéral et biologique  
  - l'analyse de processus adaptatifs fondamentaux, notamment ceux impliqués dans la maintenance et la stabilité des génomes de certains organismes modèles. 

La figure suivante schématise les thématiques de recherche de l'UMR 6197

Adaptation hyperbare

La biosphère océanique profonde représente l’écosystème le plus vaste de notre planète. Elle est caractérisée par des conditions physico-chimiques extrêmes et notamment par des fortes pressions hydrostatiques. Bien que les profondeurs océaniques (froid/tiède/chaud) hébergent des procaryotc5 de différents on" s métaboliques appartenant aux deux domaines du vivant (Archaea & Bacteria), très peu d'entre eux sont piézophiles voire piézophiles stricts.