Le Projet

Le programme POLLUSOLS

Les activités humaines (transports, industrie, chauffage, agriculture,...) émettent de nombreux polluants, qui se propagent dans l'environnement par différents canaux, et viennent polluer sols et sédiments. Même très faiblement, de grandes étendues peuvent ainsi être durablement polluées, on parle alors de pollution diffuse.
En Pays de la Loire, plusieurs équipes de chercheurs de différents domaines  (biologie, géologie, sociologie, chimie, physique,...) se sont réunies autour de la problématique des pollutions diffuses dans le continuum terre-mer. Le projet POLLUSOLS a ainsi démarré en 2015.
Plusieurs types de polluants inorganiques sont étudiés:

  • Des métaux toxiques à faible dose: plomb, mercure ;
  • Des métaux oligo-éléments (naturellement présents dans les écosystèmes, ils deviennent toxiques à forte dose): cuivre, zinc ;
  • Des métaux classés dans les polluants émergents : les platinoïdes ;
  • Des radionucléides : uranium et ses descendants.

Ces polluants sont étudiés sur le bassin versant de la Loire, sur des sites représentatifs de cet espace et des problématiques environnementales et sociétales régionales.
L'objectif de POLLUSOLS est de structurer la recherche sur cette thématique, d'améliorer la compréhension de l'ensemble du cycle de pollution et de proposer des outils pertinents pour la gestion des sols et sédiments pollués.

Le projet TROCOCO

Les travaux du projet visent à retracer l'origine du mercure sur le continuum terre-mer, des points de vues biogéochimique et historique.

Le mercure (Hg) est un élément naturel sans rôle biologique connu et qui est toxique pour tous les organismes vivants. Les poissons sont la première source de mercure pour les populations occidentales. Le cycle biogéochimique du Hg est dominé par son flux vers l'atmosphère. Les activités humaines contribuent et perturbent ce flux de manière importante. L'entrée du mercure dans l'océan global se fait principalement par les dépôts atmosphériques, mais aussi par les apports continentaux. Sa bioamplification dans les organismes marins suit la voie trophique.
En effet, le Hg est aussi le seul métal pour lequel la bioaccumulation et la bioamplification, de ses formes organiques en particulier (i.e., méthyl-mercure, MeHg), dans les chaînes alimentaires ou réseaux trophiques sont bien connues. Les concentrations dans certaines espèces côtières de niveau trophique élevé approchant les seuils sanitaires, la compréhension des processus biogéochimiques et des mécanismes menant aux concentrations de Hg retrouvées dans les espèces littorales est importante.

Dans ce contexte, les objectifs de ces travaux sont d'améliorer la compréhension du cycle biogéochimique du Hg à l'interface continent/océan et d'en appréhender son évolution historique aux échelles locales et régionales.

Afin de réaliser les objectifs, l'étude portera sur le couplage des résultats d'approches distinctes et complémentaires de traceurs de processus de la zone côtière tels que l'isotopie Hg, l'isotopie C et N et la spéciation Hg, afin d'augmenter la robustesse de l'interprétation.  La disponibilité au laboratoire LBCM des échantillons archivés de la surveillance chimique du littoral français permettra de cartographier l'isotopie Hg, C et N des bivalves, ainsi que d'étudier les éventuelles variations isotopiques aux cours des 30 dernières années, surtout dans la zone estuarienne de la Loire.