Identification des acteurs, information et animation du réseau des producteurs de données

La première action opérationnelle engagée par l’équipe SINP Mer a donc été d’informer les principaux acteurs de l’acquisition de connaissance sur la démarche du SINP, de commencer à recenser les acteurs et leurs dispositifs de collecte de données (DC) et d’évaluer le niveau de connaissance sur le patrimoine naturel marin remarquable.

Sept réunions de niveau 3 (Sous région) ont ainsi été organisées en 2009, réunissant 450 spécialistes représentant 209 établissements français dédiés à l’acquisition de connaissance sur le patrimoine naturel marin.

  • Sous-région « Méditerranée occidentale » : réunion du 12 février 2009 à Aix en Provence ;
  • Sous-région « Mer Celtique » : réunion du 19 février 2009 à Brest ;
  • Sous-région « Gascogne » : réunion du 26 mars 2009 à La Rochelle ;
  • Sous-région « Manche Mer du Nord » : réunion du 29 avril 2009 à Honfleur ;
  • Sous-région « Petites-Antilles : réunion du 2 juin 2009 à Pointe-à-Pitre et du 4 juin 2009 à Fort-de-France ;
  • Sous-région « Société » : réunion du 16 novembre 2009 à Moorea ;

La Sous-région « Guyane », où un travail d’analyse écologique régionale réalisé par l’Agence débutait en 2009, n’a pas fait l’objet de réunion connaissance. La synthèse de cette analyse devrait permettre d’apporter fin 2009 les éléments nécessaires pour permettre à ce territoire de rejoindre la réflexion nationale.

L’Océan Indien (Réunion, Mayotte, Iles Eparses) n’a pas intégré la démarche en 2009. La Réunion a toutefois officiellement demandé fin 2009 à être intégrée au processus et a délégué à l’équipe SINP Mer l’ensemble du travail sur le périmètre marin sous responsabilité réunionnaise. Mayotte a bénéficié en 2009 d’une mission d’étude de création d’un Parc Naturel Marin qui permet d’identifier les producteurs de données sur le patrimoine naturel marin.

Enfin, nombre de territoires ultra-marins (Nouvelle Calédonie, Wallis et Futuna, Clipperton, Saint-Pierre et Miquelon, Terres-Australes, …) n’ont pas fait l’objet de réunions spécifiques, essentiellement pour des raisons de coût et de temps. Ces territoires sont ou seront toutefois associés à partir de fin 2009 pour intégrer l’inventaire national des dispositifs de collectes et la démarche SINP Mer.

De cette concertation entre les acteurs de l’acquisition de connaissance réunis autour de la question de l’organisation des services publics et des grands producteurs de données, il est ressorti notamment que la réponse actuellement apportée souffrait :

  • d’un manque évident de connaissance tous domaines naturels confondus au-delà du subtidal et dans la plupart des cas même au-delà de l’intertidal, avec toutefois des spécificités par façade ;
  • d’un manque d’adéquation entre les actions engagées et les réponses attendues ;
  • d’un manque de moyens, financiers, techniques et humains ;
  • d’un manque de coordination des actions qui peuvent pourtant se révéler très fructueuses lorsque c’est le cas, comme sur l’exemple du REBENT Bretagne ;
  • d’une absence quasi-totale de partage de l’information produite

A partir de fin 2009, début 2010, l’équipe SINP mer est entrée dans un nouveau cycle de réunions, plus localisées, dont l’objectif n’était plus l’information générale mais la phase opérationnelle de l’inventaire des DC et de la connectivité des données.