Historique et présentation de l'Unité SG2M

Historique

L’unité SG2M a été créée le 1er janvier 2013. Elle résulte de la fusion de plusieurs entités de l’ancienne unité AGSAE (Amélioration Génétique, Santé animale et Environnement) localisée à La Tremblade et Bouin, et du Laboratoire de Microbiologie-Laboratoire National de Référence pour la Microbiologie des coquillages (MIC-LNR), bi-localisé à Brest et à Nantes.

Cette intégration a pris sa source dans le fait que les problématiques en santé animale et en santé publique sont comparables et demandent la mise en œuvre d’une démarche générale intégrant différentes approches et/ou outils communs. L’objectif final de cette démarche est une meilleure maîtrise du rôle des organismes pathogènes dans les écosystèmes littoraux et en particulier sur les mollusques et les activités économiques et/ou de loisirs les utilisant comme ressources alimentaires.

L’unité SG2M est actuellement la plus importante des unités du département Ressources Biologiques et Environnement (RBE) de l’Ifremer, en termes du nombre d’agents, de projets développés et budgets associés.

Présentation

L’environnement marin est un système dynamique soumis à une forte variabilité d’origines naturelle et anthropique. Les pressions d’origine anthropique sont diverses (surexploitation des ressources vivantes, rejets de contaminants, aménagements, changements globaux) et ont fortement augmenté aux cours des dernières décennies, générant des évolutions importantes dans les écosystèmes marins et dans les usages qui en dépendent, en particulier en zone côtière. L’amélioration du bon état écologique et des services rendus par les écosystèmes marins pose des questions complexes en termes de fonctionnalité et de biodiversité, de durabilité de l’exploitation des ressources vivantes, des politiques publiques et des interactions entre usages. La complexité des questions posées nécessite une intégration pluridisciplinaire. Ces questions entrent dans le cadre des missions de l’Ifremer, qui sont de connaître, évaluer et mettre en valeur les ressources des océans et permettre leur exploitation durable ainsi que de favoriser le développement socio-économique du monde maritime, en particulier les secteurs de la pêche et de l’aquaculture.

Acteur clé dans l'acquisition et l'exploitation de connaissances sur les écosystèmes et les espèces aquacoles en milieu marin, l'unité SG2M a pour rôle de développer des travaux de recherche devant permettre de participer à la gestion de la biodiversité des zones littorales et des écosystèmes conchylicoles. Dans ce contexte du changement global et d'une aquaculture durable, l’unité cherche à développer des connaissances concernant les interactions entre agents infectieux, hôtes et environnement chez les mollusques marins, et les cycles de contamination. Dans le domaine de la recherche, les activités de l’unité sont déclinées selon quatre axes structurants :

  1. la microbiologie sanitaire et les voies de transfert et la dynamique des agents pathogènes humains dans l’environnement littoral,
  2. l’étude des maladies affectant les mollusques marins,
  3. la connaissance des génomes, la domestication et l’amélioration des bivalves,
  4. la sécurisation des coquillages par la maîtrise de la qualité de l’eau.

De plus, l’unité SG2M, se situe au cœur de l’articulation entre recherche, expertise et appui aux politiques publiques. En effet, dans le domaine de la surveillance et de la référence, l’unité SG2M est impliquée dans la surveillance des systèmes de productions conchylicoles et de la qualité sanitaire de la production des coquillages. L’objectif est d'identifier, et de prévenir les risques pouvant avoir un impact sur les productions conchylicoles, en matière de santé publique et de santé animale, au travers de la coordination de deux réseaux (REMI et Repamo) et des missions de Laboratoire de Référence pour l’Union Européenne (LRUE) et de Laboratoire National de Référence (LNR) pour les maladies des mollusques marins (La Tremblade), et de LNR pour la microbiologie des coquillages (Nantes). L’unité via ses activités de recherche, d’expertise et d’avis participe à l’évolution des normes, et propose des éléments scientifiques et techniques contributifs à l’optimisation de la gestion des risques dans le contexte des réglementations nationales, européennes et internationales.