Adaptation génétique de l'huître creuse, Crassostrea gigas, à une infection virale par OsHV-1

Clément Félix Barthélémy - Octobre 2016

Direction de thèse : Dr. Sylvie Lapègue, Responsable de l'Unité SG2M Ifremer

Responsable scientifique : Dr. Jean-Baptiste Lamy,  Ifremer LGPMM

Financement : Ifremer/Région Poitou-Charentes

Université de La Rochelle, École doctorale Gay Lussac, Sciences pour l'Environnement

Résumé de thèse

Cette thèse a pour objectif de développer un modèle de génétique quantitative et évolutive à l'échelle d'une population, plus concrètement nous développons un modèle multilocus biallélique pour la transmission d'un caractère à déterminisme polygénique au sein d'une population. Notre étude se place dans le cadre d'une pression de sélection induite par un pathogène (herpesvirus OsHV-1) provoquant un taux de mortalité élevé parmi les populations étudiées. Les études précédentes montrent que la seule étude de la variation des fréquences alléliques n'est pas suffisante pour détecter des locus sous sélection. En effet, lorsqu'un caractère est le résultat de l'expression de plusieurs allèles à plusieurs locus, de faibles variations des fréquences alléliques peuvent induire des changements conséquents sur la valeur d'un caractère. C'est la covariance des fréquences alléliques dans un premier temps, puis la covariance des effets alléliques dans un second temps qui semblent être des statistiques permettant de détecter des locus sous sélection. Ce modèle a pour finalité d'identifier l'ensemble des locus codants pour le caractère de résistance au pathogène. Pour ce faire nous utilisons des outils de génétique des populations (variation des fréquences alléliques) et de génétique quantitative (déséquilibre d'association, fréquences haplotypiques)