VIVALDI

La conchyliculture européenne occupe une place privilégiée à l’échelle mondiale. Elle a une dimension sociale importante au regard du grand nombre de personnes employées par plus de 8 000 sociétés, majoritairement représentées par des micro-entreprises. La production européenne de coquillages est peu diversifiée et repose principalement sur les moules, huîtres et palourdes produites à un niveau industriel. Ces dernières années, ce secteur a connu une croissance plus faible que les autres secteurs aquacoles en raison notamment de sa dépendance vis-à-vis de la qualité de l’environnement et de l’émergence de maladies. La durabilité de cette production est en effet fragilisée par des phénomènes de mortalité, associés à des organismes pathogènes tels que virus, bactéries et parasites (protozoaires). Depuis 2008, des mortalités anormalement élevées touchent le naissain d’huîtres creuses, Crassostrea gigas, dans plusieurs pays européens. Le virus OsHV-1 a été identifié comme l’un des organismes associés à ces mortalités. Depuis 2012, la bactérie Vibrio aestuarianus induit des mortalités chez les stades adultes d’huîtres creuses, entrainant ainsi de lourdes pertes économiques. D’autres espèces de coquillages comme la coque Cerastoderma edule représentent une importance économique majeure à l’échelle de certaines régions, telle que la Galice en Espagne. Un parasite appelé Marteilia cochillia a récemment été décrit comme la cause de l’effondrement des gisements dans les rias galiciennes.

Coordonné par Ifremer, VIVALDI est un projet européen Horizon 2020 de 4 ans (2016-2020) qui vise à augmenter la durabilité et la compétitivité du secteur conchylicole européen en développant des outils et approches pour mieux prévenir et contrôler les maladies des bivalves marins. 21 partenaires publics et privés, pour la plupart européens et représentant la diversité du paysage de la conchyliculture Européenne y participent. Le projet porte sur différentes espèces de bivalves exploitées en Europe telles que les huîtres (creuses et plates), moules, palourdes, coques ou coquilles Saint Jacques et prend également en considération la diversité des sites conchylicoles en développant des études sur des sites contrastés tels que le Delta de l’Ebre et la ria de Vigo en Espagne, la rade de Brest et la baie de Dungarvan en Irlande.