Les diagnostics sur l'évolution des ressources

Les indicateurs et les seuils

Pour faire des diagnostics sur l'évolution des ressources et de leur exploitation on se base sur deux indicateurs principaux :

  1. la mortalité par pêche, qui donne une estimation de la pression que la pêche fait subir à un stock,
  2. la biomasse de reproducteurs qui mesure la capacité d’un stock à se reproduire.

Puis on regarde comment ces indicateurs se positionnent par rapport à des seuils de référence préalablement définis. Pour chaque stock, il existent deux seuils de référence :

  1. un seuil de précaution
  2. un seuil de rendement maximal durable

On considère qu’un stock est exploité de manière durable lorsque la biomasse des reproducteurs est supérieure au seuil de précaution et le taux de mortalité par pêche inférieur à ce seuil.

Lors du sommet de Johannesburg en 2002 puis en Europe dans le cadre de la Politique Commune des Pêches (PCP), on s'est fixé un objectif plus ambitieux en se référant non plus au seuil de précaution mais au seuil de rendement maximal durable (RMD ou MSY en anglais). Le RMD est la plus grande quantité de biomasse que l’on peut en moyenne extraire continûment d’un stock, compte tenu du diagramme d’exploitation actuel et dans les conditions environnementales existantes sans altérer le recrutement.

Ainsi pour chaque stock, le RMD implique une mortalité par pêche en général largement inférieure au seuil de précaution. Lorsque la mortalité par pêche est inférieure au RMD, il existe une marge de gain ; si au contraire elle est supérieure au RMD, le stock est surexploité, c'est à dire exploité au-delà de ses pleines capacités productives.

Les diagnostics sont réalisés par stock exploité et pour chaque stock la source des informations utilisées provient des expertises scientifiques établis par le CIEM ou par les ORGP compétentes (CICTA, CTOI, CGPM...).

 

 

Les diagnostics 2014